Notre itinéraire

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dimanche 15 novembre 2009

Différents regards sur le Myanmar…

Deux reporters qui reviennent d’un voyage au Myanmar répondent à nos questions :

Y-a-t-il beaucoup de touristes au Myanmar ?

L’ancienne Birmanie a ouvert ses portes au tourisme en 1996, il y a 13 ans… Cela explique beaucoup de choses ! Les touristes sont encore très peu nombreux, ce qui est une chance. Cela renforce d’ailleurs les liens et une certaine solidarité s’installe entre eux. Etonnés de nous voir, les locaux ont pris l’habitude de nous dire bonjour à chaque fois que l’on passe : « Mingalaba ! », et de nous fixer longuement du regard. Tous les enfants nous saluent aussi avec un grand sourire ! Par contre, le pays s’adapte peu à peu à recevoir les touristes : les infrastructures en très mauvais état se développent et s’améliorent tout doucement. Les hôtels sont souvent chers par rapport aux prestations proposées, et il n’y a pas encore beaucoup de choix, même si cela change assez rapidement. Concernant les contacts que nous avons pu établir avec les locaux, c’est un des rares pays où l’on a eu l’impression de véritablement rencontrer les gens. Ils sont en général assez accueillants et souriants, même s’ils ont déjà très bien compris comment arnaquer les touristes ! Nous avons eu la chance, grâce à Thura, de vivre de belles expériences dans les villages, de pouvoir rentrer dans les maisons, discuter avec les birmans, s’amuser avec leurs enfants et les observer vivre. En outre, les moines sont tous très ouverts et très bavards, il est donc très facile de faire leur connaissance.

A propos de moines, quelle est la place de la religion au Myanmar ?

Le bouddhisme est omniprésent, tant par le nombre de moines que par le nombre de stupas. Chaque matin, les moines sortent de leur monastère faire une ronde pour récolter les offrandes, en général du riz, que les habitants donnent généreusement : c’est pour eux un geste sacré. On ne compte plus le nombre de stupas contenant des statues de Buddha dans différentes positions (allongé, debout, assis …). Chaque village a plusieurs temples dans lesquels les locaux viennent se recueillir une fois par jour. Sur certaines statures de Buddha, les hommes peuvent apposer une feuille d’or, ce qui déforme légèrement la statue (cf photo). Le Bouddhisme rythme la vie des birmans par des cérémonies à chaque moment important. Dès leur plus jeune âge les garçons peuvent choisir d’aller au monastère ou à l’école. Les monastères procurent aux jeunes moines une bonne éducation, un logement et de la nourriture ce qui est une bénédiction et une aubaine pour les familles pauvres. Nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs moines qui nous ont parlé très librement de leur religion et également du régime en place.

Qu’avez-vous ressenti justement de la dictature dans ce pays ? Le gouvernement est-il très présent ?

En tant que touriste, le régime politique n’est pas très visible, mais on peut le sentir à plusieurs niveaux. Nous sommes reporters donc il fallait une extrême prudence dans tous nos rapports avec les birmans : les espions sont partout! Nous avons pu voir aussi les panneaux de propagande gouvernementale sur les « désirs du peuple » qui sont en fait ceux du gouvernement. D’autre part, il y a des militaires un peu partout qui se croient tout permis, ne payent pas les transports et utilisent la population en leur faisant faire des travaux forcés. En outre, la Chine est un des seuls pays à soutenir la dictature militaire au Myanmar, de nombreux chinois se sont implantés et ont développé différents commerces et réseaux afin de s’enrichir au détriment des locaux. Les gens parlent assez facilement de la situation politique et sont très débrouillards. Par exemple, ils ont mis au point toutes sortes de techniques pour que l’argent des touristes n’aille pas au gouvernement. Par exemple, dans de nombreuses pagodes un militaire est posté à l’entrée principale mais il suffit parfois de pénétrer dans le temple par une autre entrée pour éviter de payer un droit d’entrée exorbitant. Les checks points sont des postes de contrôle pour les camions et les bus, qui doivent payer une sorte de péage à chaque passage. L’argent va sans doute directement dans la poche du gouvernement. Si cette somme n’est pas payée, l’agent peut facilement imposer une forte amende au chauffeur. En conclusion, on se rend compte que la vie n’est vraiment pas facile tous les jours pour eux, même si apparemment le régime s’est un peu assoupli ces derniers temps. Mais cela ne les empêche pas de garder le sourire et leur enthousiasme.

Comment vous êtes-vous déplacés dans le pays, que pouvez-vous dire des transports ?

Les transports sont catastrophiques ! Le seul moyen de transport fiable et sûr est l’avion, mais il est un peu cher. Nous n’avons pas pris de train mais que des bus, souvent de nuit. Les routes étant dans un état lamentable, il faut être bien assis et avoir l’estomac bien accroché. Quand on a la chance d’avoir de la clim, ce qui est le cas une fois sur deux, on est heureux ! Un siège qui s’incline est souvent un luxe, par contre la télé à un volume démentiel est classique, et ils ne l’éteignent que tard dans la nuit. Au Myanmar, on sait quand on part (souvent avec 1 ou 2h de retard) mais on ne sait jamais quand on arrive ! De temps en temps, un bus est à l’heure, mais cela reste rare… En gros, on peut dire que c’est un pays qui mettra à rude épreuve tous vos sens (nous n’avons pas encore été en Inde bien sûr !). Mais sans doute le pire est l’ouïe : les klaxons permanents, les cris des vendeurs ambulants, les cris des mini-bus pour indiquer la direction qu’ils prennent, les moteurs pétaradants, les aboiements, les pièces de monnaie dans les bols d’aumône pour les moines, bref le niveau sonore est difficile à supporter ! Il est impressionnant aussi de voir la surcharge incroyable des « pick-ups ». Qu’est-ce qu’un pick-up ? Il s’agit d’une sorte de petit camion avec un toit, une planche de bois pour s’assoir et une planche de bois dans le dos. Il y a souvent un banc au milieu pour les passagers qui se rajoutent, ainsi que beaucoup de place sur le toit pour les personnes, les bagages, les poules, les fruits ou légumes ou d’autres marchandises. Le pick up s’arrête toutes les cinq à dix minutes environ pour toutes sortes de raison et il roule bien sur à une vitesse beaucoup trop grande par rapport à l’état des routes. Il double sans aucun scrupule et n’hésite pas à rajouter encore des passagers quand il n’y a déjà plus de place depuis longtemps !

Quelle monnaie utilise-t-on dans ce pays ?

La monnaie locale est le « Chyat », mais le dollar est bien sûr de rigueur pour les touristes. Par contre il n’y a aucun distributeur, il est donc obligatoire de venir au Myanmar avec des dollars, et exactement la somme dont vous aurez besoin pour votre séjour. Mais attention, pas n’importe quel dollars ! Votre billet vous paraissait correct ? Détrompez-vous ! La moindre petite égratignure, déchirure, minuscule tâche d’encre sera tout de suite remarquée par l’agent du gouvernement qui passe au peigne fin tous vos billets. Et bien sûr, il se fera un malin plaisir de vous les refuser avec un grand sourire. Nous avons même failli rater le bateau entre Mandalay et Bagan mais heureusement un gentil touriste nous a sauvés en acceptant d’échanger des dollars…

Enfin, quelles sont les coutumes et les habitudes qui vous ont le plus marqués ?

Plusieurs petites choses nous ont marqués. Une habitude qui n’est vraiment pas agréable est de mâchouiller de la chique appelée Béthel et de cracher cette substance rouge un peu partout (cf photo). Sinon, les birmans hommes et femmes portent quotidiennement un long tissu qui ressemble à une jupe longue appelée : longyi. Ils n’ont pas besoin de crème solaire, ils mettent sur le visage du tanaka, fabriqué à base d’écorce et d’eau. Enfin, tous les soirs à partir de 18h il n’y a plus d’électricité, certains établissements surtout ceux pour les touristes ont un générateur pour assurer le service. Il n’y donc pas d’éclairage public la nuit, ce qui est assez étonnant quand même ! En fait, pour conclure, on peut dire qu’au Myanmar, le dépaysement et l’aventure sont garantis, et les surprises aussi ! Donc si vous aimez les imprévus, les beaux paysages et les rencontres, n’hésitez plus, cette destination est pour vous !

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Thailande (Bangkok, Phuket, Koh Samui, Koh Pangan, Chiang Mai, Chiang Rai)

Cambodge (Siem Reap, Angkor, Chong Kneas, Kompong Phluk)

Indonésie - (Bali, Lombok, Gili)

Chine (Shangai)

Chine (Hong Kong)

Nouvelle-Zélande (Tauranga, Napier, Taupo, Waitomo, Auckland)

Chili (San Pedro, La Serena, Ile de Paques, Valparaiso, Santiago)

Argentine (Iguazu, Buenos Aires, Salta, Mendoza)

Brésil (Rio de Janeiro, Paraty, Sao Paulo, Iguazu)

Guatemala (Guatemala, Antigua, San Pedro, Semuc Champey, Tikal)

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