Nous voilà bien arrivés à Paris, nous avons retrouvé notre petit nid douillet et nos familles ! Voici un dernier article pour répondre à l’une de vos questions !
A la veille de notre départ, beaucoup d’émotions nous assaillent. Nous allons retrouver notre vie parisienne mais nous essayerons de ne pas nous laisser trop happer par la routine quotidienne et de garder quelque part en nous cet esprit du voyage, cette ouverture d’esprit et ce goût de l’imprévu qui caractérisent les bagpackers du monde entier. Après six mois à Barcelone, neuf mois en Pologne et six mois en tour du monde, je suis à chaque fois rentrée à Paris. Comme un bateau qui retrouve son port d’attache et qui sait que tôt ou tard il repartira, pour une durée plus courte sans doute, vers d’autres rivages… Il y a tellement de trésors à découvrir dans le monde ! Le retour peut être difficile aussi, mais cette fois, le retour est d’autant plus agréable que nous revenons juste à temps pour noël et qu’il signifie pour nous la fin d’une vie de nomade ! Nous nous rendons compte que nous vivons avec beaucoup de choses créées par la société de consommation et dont nous n’avons pas forcément besoin… Certains survivent avec trois fois rien et arrivent pourtant à garder le sourire, tandis que nous passons beaucoup de temps à nous plaindre… Alors avons-nous quitté notre quotidien pour adopter temporairement un autre style de vie et revenir ensuite à notre ancienne vie ? Ou plutôt tenter de commencer une nouvelle vie ? Nous avons changé, nous le savons. Il nous reste des choix à faire, des décisions à prendre et beaucoup de choses à vivre ! Mais nous avons pris conscience que nous sommes vraiment privilégiés.
Vous allez tous nous demander quel pays nous avons préféré. Pour diverses raisons, il est difficile de répondre à cette question. C’est un peu comme si on vous demandait si vous préférez telle ou telle personne de votre famille ! Il y a des pays qui nous ont touchés, surpris, révoltés, énervés ou émerveillés. Mais chacun nous a apporté quelque chose de différent et nous les avons tous aimé d’une certaine manière. Nous avons donc choisi, au lieu de dire quel pays on a préféré, de vous dire ce qu’on a préféré dans chaque pays !
USA (New York) : le melting-pot de la population, ses musées et Central Park
Guatemala : la diversité des paysages, des cultures, des activités sportives et des gens
Brésil : les plages et la caipirina
Argentine : les collines de Salta. L’ambiance des gauchos et surtout le fameux assado et le vin
Chili : la vallée de la lune et les paysages désertiques du nord, le ciel étoilé…
Chili (Ile de Pâques) : ses belles statues mystérieuses, le calme et la sérénité de l’île
Nouvelle-Zélande : les thermes, le camping car et bien évidemment le saut en parachute
Chine (Shangai) : le choc culturel, la pool party et la vie d’expat
Chine (Hong-Kong) : l’effervescence de la ville et sa modernité, l’opéra chinois
Indonésie (Bali) : les vacances ! Hôtels sympas, paysages de rizières, jus de fruit, massages, piscines
Cambodge : les temples impressionnants et les sourires des cambodgiens
Thaïlande : les belles plages du sud (fullmoon party) et les couleurs des toits des temples
Myanmar : paysages et lumière magnifiques, rencontres avec des locaux, décalage avec notre civilisation
Népal : ambiance des tibétains à Bodnath, musique, encens, drapeaux et les montagnes avec le trek
Inde : les couleurs, l’omniprésence de la religion et des traditions, le comportement des indiens
Mais nous n’oublions pas le vin rouge, le fromage et le pain de France !
Notre itinéraire
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mercredi 16 décembre 2009
vendredi 11 décembre 2009
Le revers de la médaille
Nous partons demain matin pour Delhi où nous passerons nos deux derniers jours avant le retour en France! Nous avons mis la danse pour l'Inde en ligne, n'hésitez pas à la voir!
Partir en voyage 6 mois est quand même plutôt sympa ! C’est vrai, on ne peut pas le cacher ! Aujourd’hui, c’est déjà la fin de ce beau voyage. A travers le blog, on a essayé de vous raconter nos vies, mais on ne vous disait pas toujours tout ! Voici un article pour vous relater certains moments difficiles, ceux où l’on a vraiment eu très peur, où l’angoisse était à son comble, bref tous les instants qui ont ajouté du piment à notre tdm !
Première frayeur en arrivant à Rio au Brésil. Le vol NY-Miami se déroule bien avec un peu de retard, puis nous ratons l’avion Miami-Rio (lorsqu’il a décollé, nous passions la douane avec nos sacs !) Nous prenons le suivant, quelques heures plus tard, en espérant que les sacs suivront. Et nous voila le regard fixé sur la bande roulante qui déverse tous les sacs. Celui d’Edouard arrive, pas le mien. On attend encore et encore mais il faut se rendre à l’évidence : il n’est pas là. Comme d’autres passagers, nous remplissons des papiers, donnons l’adresse de notre hôtel. Ils devraient nous le livrer demain. Le lendemain, pas de nouvelles. Le jour d’après non plus. Au téléphone, ils nous disent qu’ils ne savent pas où est le sac et qu’ils ont perdu sa trace. Le 3ème jour, on commence à croire qu’il est définitivement perdu. Nous sommes partis depuis trois semaines, c’est difficile d’imaginer qu’on va devoir tout racheter, surtout que certaines choses ne peuvent pas s’acheter à Rio… Le moral est au plus bas, notre sac est comme notre maison. Découragés, nous faisons déjà la liste de tout ce qu’on a perdu et qu’il va falloir remplacer. Finalement le lendemain, alors que l’on n’y croyait plus, le voila qui nous attend à l’hôtel !!
Sur l’île de Pâques au Chili, nous étions au camping : nous avions loué une tente et des matelas. Un soir, nous partons voir une danse Rapanui. A notre retour dans la tente, lorsqu’on veut ouvrir le cadenas qu’on a mis sur la fermeture, il est bloqué. Pauline a dû changer le code sans s’en apercevoir. Il est 23h30, il fait froid et on ne peut pas rentrer. Comment faire ? Les idées se bousculent dans nos têtes quand on s’aperçoit que la fermeture éclair est mal fermée. On peut donc réussir à ouvrir un côté pour rentrer dans la tente. Ouf ! Mais le problème est toujours là. Il faut qu’on récupère notre cadenas, on ne peut pas laisser la tente comme ca. Edouard essaye une bonne partie de la nuit de refaire toutes les combinaisons une à une mais rien n’y fait : il ne cède pas. Le lendemain, pas très rassurés, nous partons quand même visiter l’île et après bien des discussions pour trouver une solution, Edouard a une idée : essayer de faire fondre les deux petites boucles des fermetures éclair de la tente pour libérer le cadenas sans rien casser. Le soir même, nous voila avec un briquet et une petite lampe de poche, essayant de rester discret pour ne pas se faire remarquer. Petit à petit, une à une, les petites boucles cèdent et notre cadenas est libéré. Quelle histoire !
Après six jours dans l’appartement de Cyril en plein cœur de Shangaï, nous partons vers 6h du matin pour prendre notre avion pour Hong Kong. On descend avec l’ascenseur de l’immeuble qui arrive directement par un couloir dans le métro. C’est bien pratique ! On sort de l’ascenseur avec nos gros sacs, et on prend le chemin habituel mais une grille est descendue et bloque le passage. Il s’agit d’une sorte de porte en accordéon qui s’ouvre en la poussant sur elle-même. Impossible de passer. On fait donc demi-tour en se disant qu’on va reprendre l’ascenseur pour sortir au rez-de-chaussée. Mais pour rentrer dans l’immeuble, il faut une carte (rendue à Cyril). On ne peut ni aller dans le métro ni reprendre l’ascenseur. La seule solution serait d’attendre qu’ils viennent ouvrir, mais nous avons un avion à prendre ! Alors il faut réussir à ouvrir cette grille. Il est facile de paniquer, surtout en sous-sol et à cette heure là. Mais il faut bien observer. La porte qui mène au métro est fermée par deux loquets. Après plusieurs tentatives, Edouard finit enfin par réussir à les ouvrir, on pousse alors la lourde paroi pour se faufiler et atteindre le métro puis notre avion…
A Hong Kong, en arrivant à l’aéroport, on nous donne deux pages de petits coupons de réduction pour toute sorte de chose. Comme nous essayons toujours d’économiser de l’argent, nous nous disons : autant en profiter ! Avant d’aller à l’Opéra à Kowloon, nous décidons de diner dans un restaurant pour lequel nous avons un coupon de réduction. En lisant rapidement, on se rend compte que si l’on commande un plat, on a le droit à un steak gratuit. Quelle aubaine ! Nous voila donc installés dans le restaurant en question, assez chic, nous n’avons pas l’habitude de ce genre d’endroit pendant notre tdm. On demande précisément quelle est la promotion, ils nous répondent que c’est bien ça, un steak est gratuit si l’on commande un plat. Pauline prend la salade la moins chère, et on attend le fameux steak à partager. La salade arrive, puis le serveur apporte une sorte de pierre à feu encore fumante avec dessus… un champignon énorme ! Hé oui, il s’agissait d’un steak de champignon et non de viande ! Edouard voit arriver ce steak avec un sourire forcé et étonné, lui qui adore les champignons ! Il n’était pas si mauvais, mais le diner était un peu trop léger ce soir là ! Cela nous apprendra à ne pas lire assez attentivement !
Nous dormons dans notre hôtel dans la petite ville de Jimbaran, sur la presqu’île au sud de Bali, il est un peu avant 7h du matin, quand soudain nous sommes réveillés en sursaut par une très forte secousse. Le lit tremble, la chambre tremble, la terre tremble ! Le temps d’ouvrir les yeux et de se réveiller, nous réalisons que nous sommes en train de vivre un tremblement de terre. Nous sortons de la chambre, d’autres touristes sont aussi dehors. Quelques secondes plus tard, cela s’arrête. Nous avons eu bien peur ! L’hôtel est à 1 km environ de la plage, ne va-t-il pas y avoir un tsunami ? Comment le savoir ? Combien de temps après le tremblement de terre le tsunami arrive-t-il ? Que faire ? Notre avion décolle dans 4h environ. Finalement, nous nous recouchons en se disant que la secousse n’a pas été si violente. Heureusement pour nous, il n’y a rien eu ensuite… Nous avons eu de la chance !
Au Myanmar, vers 5h45 du matin, nous nous apprêtons à monter dans le bateau qui effectue le trajet de Mandalay à Bagan en 1 journée. Nous nous rendons au guichet pour payer, mais l’officier refuse tous les billets qu’on lui tend : nos deux billet de 100 dollars américains et notre billet de 20 dollars. On essaye d’insister un peu, en lui expliquant que parfois leurs billets sont en très mauvais état, que sur le nôtre il n’y a qu’une simple petite tâche d’encre, rien de bien dramatique. Il doit nous laisser passer. Rien à faire, l’officier nous renvoie. Mais le bateau part dans 5 minutes, et nous n’avons aucun autre moyen de payer. Il n’y a pas de distributeur dans ce pays. Si le gouvernement refuse ce billet, personne d’autre ne l’acceptera… Nous sommes énervés et nous ne savons que faire. Un touriste allemand s’approche, comprenant notre détresse. Il accepte d’échanger un billet de 100 dollars contre le nôtre, parce qu’il pourra l’utiliser au Cambodge, où il se rend ensuite. Nous remercions notre sauveur et retournons payer nos places. Il est temps, le bateau part à l’heure exacte !
Vous avez su aussi que nous avons eu un problème d’avion à Jakarta, les horaires ayant changé entre temps. Nous avons du passer une nuit sur place, ce qui n’était pas prévu mais l’hôtel, qui était plutôt bien, nous a fait bien vite oublier ce petit souci. D’autre part, nous avons eu très peur dans l’avion de Siem Reap à Bangkok, voir article sur cet évènement… Nous oublions sans doute quelques moments difficiles, mais il faut bien en laisser un peu à raconter de vive voix à notre retour !
Partir en voyage 6 mois est quand même plutôt sympa ! C’est vrai, on ne peut pas le cacher ! Aujourd’hui, c’est déjà la fin de ce beau voyage. A travers le blog, on a essayé de vous raconter nos vies, mais on ne vous disait pas toujours tout ! Voici un article pour vous relater certains moments difficiles, ceux où l’on a vraiment eu très peur, où l’angoisse était à son comble, bref tous les instants qui ont ajouté du piment à notre tdm !
Première frayeur en arrivant à Rio au Brésil. Le vol NY-Miami se déroule bien avec un peu de retard, puis nous ratons l’avion Miami-Rio (lorsqu’il a décollé, nous passions la douane avec nos sacs !) Nous prenons le suivant, quelques heures plus tard, en espérant que les sacs suivront. Et nous voila le regard fixé sur la bande roulante qui déverse tous les sacs. Celui d’Edouard arrive, pas le mien. On attend encore et encore mais il faut se rendre à l’évidence : il n’est pas là. Comme d’autres passagers, nous remplissons des papiers, donnons l’adresse de notre hôtel. Ils devraient nous le livrer demain. Le lendemain, pas de nouvelles. Le jour d’après non plus. Au téléphone, ils nous disent qu’ils ne savent pas où est le sac et qu’ils ont perdu sa trace. Le 3ème jour, on commence à croire qu’il est définitivement perdu. Nous sommes partis depuis trois semaines, c’est difficile d’imaginer qu’on va devoir tout racheter, surtout que certaines choses ne peuvent pas s’acheter à Rio… Le moral est au plus bas, notre sac est comme notre maison. Découragés, nous faisons déjà la liste de tout ce qu’on a perdu et qu’il va falloir remplacer. Finalement le lendemain, alors que l’on n’y croyait plus, le voila qui nous attend à l’hôtel !!
Sur l’île de Pâques au Chili, nous étions au camping : nous avions loué une tente et des matelas. Un soir, nous partons voir une danse Rapanui. A notre retour dans la tente, lorsqu’on veut ouvrir le cadenas qu’on a mis sur la fermeture, il est bloqué. Pauline a dû changer le code sans s’en apercevoir. Il est 23h30, il fait froid et on ne peut pas rentrer. Comment faire ? Les idées se bousculent dans nos têtes quand on s’aperçoit que la fermeture éclair est mal fermée. On peut donc réussir à ouvrir un côté pour rentrer dans la tente. Ouf ! Mais le problème est toujours là. Il faut qu’on récupère notre cadenas, on ne peut pas laisser la tente comme ca. Edouard essaye une bonne partie de la nuit de refaire toutes les combinaisons une à une mais rien n’y fait : il ne cède pas. Le lendemain, pas très rassurés, nous partons quand même visiter l’île et après bien des discussions pour trouver une solution, Edouard a une idée : essayer de faire fondre les deux petites boucles des fermetures éclair de la tente pour libérer le cadenas sans rien casser. Le soir même, nous voila avec un briquet et une petite lampe de poche, essayant de rester discret pour ne pas se faire remarquer. Petit à petit, une à une, les petites boucles cèdent et notre cadenas est libéré. Quelle histoire !
Après six jours dans l’appartement de Cyril en plein cœur de Shangaï, nous partons vers 6h du matin pour prendre notre avion pour Hong Kong. On descend avec l’ascenseur de l’immeuble qui arrive directement par un couloir dans le métro. C’est bien pratique ! On sort de l’ascenseur avec nos gros sacs, et on prend le chemin habituel mais une grille est descendue et bloque le passage. Il s’agit d’une sorte de porte en accordéon qui s’ouvre en la poussant sur elle-même. Impossible de passer. On fait donc demi-tour en se disant qu’on va reprendre l’ascenseur pour sortir au rez-de-chaussée. Mais pour rentrer dans l’immeuble, il faut une carte (rendue à Cyril). On ne peut ni aller dans le métro ni reprendre l’ascenseur. La seule solution serait d’attendre qu’ils viennent ouvrir, mais nous avons un avion à prendre ! Alors il faut réussir à ouvrir cette grille. Il est facile de paniquer, surtout en sous-sol et à cette heure là. Mais il faut bien observer. La porte qui mène au métro est fermée par deux loquets. Après plusieurs tentatives, Edouard finit enfin par réussir à les ouvrir, on pousse alors la lourde paroi pour se faufiler et atteindre le métro puis notre avion…
A Hong Kong, en arrivant à l’aéroport, on nous donne deux pages de petits coupons de réduction pour toute sorte de chose. Comme nous essayons toujours d’économiser de l’argent, nous nous disons : autant en profiter ! Avant d’aller à l’Opéra à Kowloon, nous décidons de diner dans un restaurant pour lequel nous avons un coupon de réduction. En lisant rapidement, on se rend compte que si l’on commande un plat, on a le droit à un steak gratuit. Quelle aubaine ! Nous voila donc installés dans le restaurant en question, assez chic, nous n’avons pas l’habitude de ce genre d’endroit pendant notre tdm. On demande précisément quelle est la promotion, ils nous répondent que c’est bien ça, un steak est gratuit si l’on commande un plat. Pauline prend la salade la moins chère, et on attend le fameux steak à partager. La salade arrive, puis le serveur apporte une sorte de pierre à feu encore fumante avec dessus… un champignon énorme ! Hé oui, il s’agissait d’un steak de champignon et non de viande ! Edouard voit arriver ce steak avec un sourire forcé et étonné, lui qui adore les champignons ! Il n’était pas si mauvais, mais le diner était un peu trop léger ce soir là ! Cela nous apprendra à ne pas lire assez attentivement !
Nous dormons dans notre hôtel dans la petite ville de Jimbaran, sur la presqu’île au sud de Bali, il est un peu avant 7h du matin, quand soudain nous sommes réveillés en sursaut par une très forte secousse. Le lit tremble, la chambre tremble, la terre tremble ! Le temps d’ouvrir les yeux et de se réveiller, nous réalisons que nous sommes en train de vivre un tremblement de terre. Nous sortons de la chambre, d’autres touristes sont aussi dehors. Quelques secondes plus tard, cela s’arrête. Nous avons eu bien peur ! L’hôtel est à 1 km environ de la plage, ne va-t-il pas y avoir un tsunami ? Comment le savoir ? Combien de temps après le tremblement de terre le tsunami arrive-t-il ? Que faire ? Notre avion décolle dans 4h environ. Finalement, nous nous recouchons en se disant que la secousse n’a pas été si violente. Heureusement pour nous, il n’y a rien eu ensuite… Nous avons eu de la chance !
Au Myanmar, vers 5h45 du matin, nous nous apprêtons à monter dans le bateau qui effectue le trajet de Mandalay à Bagan en 1 journée. Nous nous rendons au guichet pour payer, mais l’officier refuse tous les billets qu’on lui tend : nos deux billet de 100 dollars américains et notre billet de 20 dollars. On essaye d’insister un peu, en lui expliquant que parfois leurs billets sont en très mauvais état, que sur le nôtre il n’y a qu’une simple petite tâche d’encre, rien de bien dramatique. Il doit nous laisser passer. Rien à faire, l’officier nous renvoie. Mais le bateau part dans 5 minutes, et nous n’avons aucun autre moyen de payer. Il n’y a pas de distributeur dans ce pays. Si le gouvernement refuse ce billet, personne d’autre ne l’acceptera… Nous sommes énervés et nous ne savons que faire. Un touriste allemand s’approche, comprenant notre détresse. Il accepte d’échanger un billet de 100 dollars contre le nôtre, parce qu’il pourra l’utiliser au Cambodge, où il se rend ensuite. Nous remercions notre sauveur et retournons payer nos places. Il est temps, le bateau part à l’heure exacte !
Vous avez su aussi que nous avons eu un problème d’avion à Jakarta, les horaires ayant changé entre temps. Nous avons du passer une nuit sur place, ce qui n’était pas prévu mais l’hôtel, qui était plutôt bien, nous a fait bien vite oublier ce petit souci. D’autre part, nous avons eu très peur dans l’avion de Siem Reap à Bangkok, voir article sur cet évènement… Nous oublions sans doute quelques moments difficiles, mais il faut bien en laisser un peu à raconter de vive voix à notre retour !
samedi 5 décembre 2009
Quelques portraits…
Si nous avons décidé de partir en tour du monde, c’est aussi pour faire de belles rencontres. Voici quelques portraits de personnes que nous avons rencontrées en voyage… Bien sûr, nous avons dû choisir parmi plusieurs rencontres et nous en oublions beaucoup mais on ne peut pas résumer six mois de voyage en quelques lignes ! Les portraits sont classés par pays, mais malheureusement nous n’avons pas toujours la photo correspondante !
Au Brésil, il était difficile de rencontrer des locaux : nous ne parlions pas brésilien. Mais lorsque nous sommes arrivés à un hôtel à Trindade, tout petit village près de Paraty, entre Rio et Sao Paulo, nous avons été impressionnés ! Un jeune anglais d’un peu plus de 25 ans nous reçoit, c’est lui le boss ici. Il est venu là en vacances, a été séduit par le paysage, par les gens et par l’endroit. Et il est revenu quelques années plus tard, avec une idée en tête. Il a monté son hôtel un peu dans le style auberge de jeunesse : quelques chambres, une cuisine, un salon où l’on est assis par terre sur des poufs, un frigo dans lequel on peut se servir une boisson en inscrivant son nom, quelques jeux de société et le tour est joué ! Il a appris le portugais et il est même en train de construire dans un autre bâtiment à côté d’autres chambres… C’est un jeune comme les autres, qui aime la bière et les soirées qui n’en finissent pas à refaire le monde, et pourtant il a tout quitté pour s’installer de l’autre côté de l’océan, et il est à la tête d’un hôtel qui marche plutôt bien !
Lors d’une ballade à cheval dans le nord de l’Argentine, nous avons atterri chez un étrange personnage, haut en couleur et qui n’avait pas la langue dans sa poche ! Enrique, jeune grand-père d’une soixantaine d’années, a installé ce centre d’équitation dans les environs de la ville de Salta après la mort de sa femme. Il a compris à ce moment là qu’il ne servait à rien de s’enfermer dans son chagrin et qu’on avait qu’une seule vie. Bon vivant, il aime surtout la viande, le vin rouge et les chevaux et il sait très bien partager ses passions ! La ballade à cheval aura duré une bonne partie de la matinée, mais je crois que c’est surtout le repas, cet assado si bien accompagné de vin rouge et de nos rires, qui restera dans nos mémoires, n’est-ce pas Astrid et Charlotte ? Son accueil chaleureux, ses conseils sur la vie, son humour et sa manière directe et amicale de nous parler nous a marqué. Le slogan inscrit sur sa carte : « Donde el tiempo se detiene » («la où le temps s’arrête") décrit bien l’atmosphère qui règne chez lui !
La Serena, station balnéaire chilienne au nord de Santiago. Une matinée fin juillet, un soleil brillant mais beaucoup de vent, nous sommes au bord de l’Océan ! Un groupe de touristes part voir la réserve naturelle de Humboldt, dans laquelle on peut admirer pingouins et dauphins en liberté, dans un petit bateau en moteur. En y regardant de plus près, il n’y a pas que des touristes ! Un petit vieux et sa fille d’une trentaine d’années sont venus ensemble du sud du Chili où ils habitent. Comme par hasard, il s’assied à côté de moi dans le bateau, et commence à me raconter sa vie. Nous parlons surtout du Chili, de l’histoire de son pays, des différents gouvernements, de la dictature. Mais il évoque aussi ses enfants et sa famille, son entreprise qui marche bien, et il me fait partager sa philosophie de la vie. La religion, le mariage, les relations parents-enfants, tout y passe ! C’est lui qui m’avait expliqué que Dieu, en créant le monde, avait attribué à chaque pays des richesses différentes, puis lorsqu’il avait terminé il avait jeté tout ce qu’il lui restait de l’autre côté des Andes. C’est pourquoi le Chili avait un peu de tout…

Traversons le Pacifique. Autre pays, autre culture, autre paysage ! A Mandalay, au nord du Myanmar, nous suivons les conseils d’une espagnole et demandons à notre hôtel un ancien moine appelé Thura qui à la suite des évènements de 2007 n’a plus le droit d’être moine. Il a fait pousser ses cheveux, a quitté la robe orange des moines bouddhistes et il essaye d’adopter une vie « normale ». Il est très nostalgique de ces années : il se réveille toujours à l’aube, et n’arrive pas encore à prendre un repas le soir (les moines ne mangent que deux fois par jour). Aujourd’hui, sa vie tourne autour d’une école et des enfants dont il s’occupe. Il leur donne des cours d’anglais (6 professeurs pour environ 200 enfants). Pendant son temps libre, Thura s’est improvisé guide pour touristes. Mais ce n’est pas un guide comme les autres. Avec lui, on ne donne pas un centime au gouvernement ! Au programme : transports locaux, trajet sur le toit des picks-up, visite dans les maisons pour discuter avec les gens et jeux avec les enfants d’un village pauvre auxquels on a offert crayons, cahiers et ballons. Bien sûr, pas la peine de payer ses services de guide, on donne ce que l’on veut et l’argent sert pour l’école. Cultivé et bavard, Thura adore parler de son pays et répondre à toutes nos questions. Il est intéressant d’échanger nos différents points de vue, par exemple sur la manière dont on traite les personnes âgées chez nous.

Durant notre trek sur le balcon des Annapurna au Népal, nous avons fait plus ample connaissance avec notre guide Mahendra qui apprend le français. Pauline lui traduira une petite partie du guide du routard qu’on lui a laissé pour qu’il puisse pratiquer et éventuellement faire des visites dans Katmandu et les environs. Agé de 28 ans, Mahendra vient d’un petit village dans la banlieue de Katmandou. Il a 4 frères et sœurs et deux rêves : escalader le Mont Everest et se marier avec une française (avis aux intéressées) ! Sa recette du bonheur : de la musique indienne, une femme japonaise, du vin français et un style de vie népalais ! Guide de montagne, il a également passé un brevet pour emmener des touristes escalader différents pics (entre 6 000 et 8 000 mètres). Toujours souriant et très curieux, Mahendra adore chanter, rire, discuter et apprendre le plus de choses possible sur tous les pays d’Europe. N’hésitez pas à le contacter si vous vous rendez au Népal !

En Inde, nous avons eu la chance de rencontrer, grâce à PAC, Pawan, un jeune indien de 22 ans qui tient une minuscule boutique d’objets religieux dans une petite ruelle de la ville de Varanasi. Avec les quelques roupies qu’il gagne dans sa boutique, il peut faire vivre sa famille : sa femme et son oncle. Pawan a perdu ses parents très jeune, c’est donc son oncle qui l’a élevé et maintenant que celui-ci est âgé, c’est au tour de Pawan de prendre soin de lui. Marié à 17 ans avec une jeune fille qu’il ne connaissait pas, il a quand même beaucoup d’affection pour sa femme, qui cuisine très bien ! Comme beaucoup d’indous, il est végétarien et n’oublie jamais de faire sa « puja » (prière) matin et soir ainsi qu’avant les repas. Pawan est très heureux de pouvoir vivre à Varanasi et souhaite y rester jusqu’à la fin de sa vie. En effet, la mort à Varanasi permet d’atteindre directement la moshka indoue et de sortir du cycle des réincarnations. Pawan parle couramment anglais et espagnol, et il sert même de guides à des groupes de touristes espagnols en juillet et en août…
Nous n’avons pas parlé des femmes dans cet article, nous en avons rencontré beaucoup, toutes plus admirables les unes que les autres, mais en réfléchissant nous n’avons pas pu discuter assez avec aucune d’entre elles, même si nous nous souviendrons longtemps des visages, des sourires, des paroles ou même parfois des larmes de certaines.
Au Brésil, il était difficile de rencontrer des locaux : nous ne parlions pas brésilien. Mais lorsque nous sommes arrivés à un hôtel à Trindade, tout petit village près de Paraty, entre Rio et Sao Paulo, nous avons été impressionnés ! Un jeune anglais d’un peu plus de 25 ans nous reçoit, c’est lui le boss ici. Il est venu là en vacances, a été séduit par le paysage, par les gens et par l’endroit. Et il est revenu quelques années plus tard, avec une idée en tête. Il a monté son hôtel un peu dans le style auberge de jeunesse : quelques chambres, une cuisine, un salon où l’on est assis par terre sur des poufs, un frigo dans lequel on peut se servir une boisson en inscrivant son nom, quelques jeux de société et le tour est joué ! Il a appris le portugais et il est même en train de construire dans un autre bâtiment à côté d’autres chambres… C’est un jeune comme les autres, qui aime la bière et les soirées qui n’en finissent pas à refaire le monde, et pourtant il a tout quitté pour s’installer de l’autre côté de l’océan, et il est à la tête d’un hôtel qui marche plutôt bien !
Lors d’une ballade à cheval dans le nord de l’Argentine, nous avons atterri chez un étrange personnage, haut en couleur et qui n’avait pas la langue dans sa poche ! Enrique, jeune grand-père d’une soixantaine d’années, a installé ce centre d’équitation dans les environs de la ville de Salta après la mort de sa femme. Il a compris à ce moment là qu’il ne servait à rien de s’enfermer dans son chagrin et qu’on avait qu’une seule vie. Bon vivant, il aime surtout la viande, le vin rouge et les chevaux et il sait très bien partager ses passions ! La ballade à cheval aura duré une bonne partie de la matinée, mais je crois que c’est surtout le repas, cet assado si bien accompagné de vin rouge et de nos rires, qui restera dans nos mémoires, n’est-ce pas Astrid et Charlotte ? Son accueil chaleureux, ses conseils sur la vie, son humour et sa manière directe et amicale de nous parler nous a marqué. Le slogan inscrit sur sa carte : « Donde el tiempo se detiene » («la où le temps s’arrête") décrit bien l’atmosphère qui règne chez lui !
La Serena, station balnéaire chilienne au nord de Santiago. Une matinée fin juillet, un soleil brillant mais beaucoup de vent, nous sommes au bord de l’Océan ! Un groupe de touristes part voir la réserve naturelle de Humboldt, dans laquelle on peut admirer pingouins et dauphins en liberté, dans un petit bateau en moteur. En y regardant de plus près, il n’y a pas que des touristes ! Un petit vieux et sa fille d’une trentaine d’années sont venus ensemble du sud du Chili où ils habitent. Comme par hasard, il s’assied à côté de moi dans le bateau, et commence à me raconter sa vie. Nous parlons surtout du Chili, de l’histoire de son pays, des différents gouvernements, de la dictature. Mais il évoque aussi ses enfants et sa famille, son entreprise qui marche bien, et il me fait partager sa philosophie de la vie. La religion, le mariage, les relations parents-enfants, tout y passe ! C’est lui qui m’avait expliqué que Dieu, en créant le monde, avait attribué à chaque pays des richesses différentes, puis lorsqu’il avait terminé il avait jeté tout ce qu’il lui restait de l’autre côté des Andes. C’est pourquoi le Chili avait un peu de tout…
Traversons le Pacifique. Autre pays, autre culture, autre paysage ! A Mandalay, au nord du Myanmar, nous suivons les conseils d’une espagnole et demandons à notre hôtel un ancien moine appelé Thura qui à la suite des évènements de 2007 n’a plus le droit d’être moine. Il a fait pousser ses cheveux, a quitté la robe orange des moines bouddhistes et il essaye d’adopter une vie « normale ». Il est très nostalgique de ces années : il se réveille toujours à l’aube, et n’arrive pas encore à prendre un repas le soir (les moines ne mangent que deux fois par jour). Aujourd’hui, sa vie tourne autour d’une école et des enfants dont il s’occupe. Il leur donne des cours d’anglais (6 professeurs pour environ 200 enfants). Pendant son temps libre, Thura s’est improvisé guide pour touristes. Mais ce n’est pas un guide comme les autres. Avec lui, on ne donne pas un centime au gouvernement ! Au programme : transports locaux, trajet sur le toit des picks-up, visite dans les maisons pour discuter avec les gens et jeux avec les enfants d’un village pauvre auxquels on a offert crayons, cahiers et ballons. Bien sûr, pas la peine de payer ses services de guide, on donne ce que l’on veut et l’argent sert pour l’école. Cultivé et bavard, Thura adore parler de son pays et répondre à toutes nos questions. Il est intéressant d’échanger nos différents points de vue, par exemple sur la manière dont on traite les personnes âgées chez nous.
Durant notre trek sur le balcon des Annapurna au Népal, nous avons fait plus ample connaissance avec notre guide Mahendra qui apprend le français. Pauline lui traduira une petite partie du guide du routard qu’on lui a laissé pour qu’il puisse pratiquer et éventuellement faire des visites dans Katmandu et les environs. Agé de 28 ans, Mahendra vient d’un petit village dans la banlieue de Katmandou. Il a 4 frères et sœurs et deux rêves : escalader le Mont Everest et se marier avec une française (avis aux intéressées) ! Sa recette du bonheur : de la musique indienne, une femme japonaise, du vin français et un style de vie népalais ! Guide de montagne, il a également passé un brevet pour emmener des touristes escalader différents pics (entre 6 000 et 8 000 mètres). Toujours souriant et très curieux, Mahendra adore chanter, rire, discuter et apprendre le plus de choses possible sur tous les pays d’Europe. N’hésitez pas à le contacter si vous vous rendez au Népal !
En Inde, nous avons eu la chance de rencontrer, grâce à PAC, Pawan, un jeune indien de 22 ans qui tient une minuscule boutique d’objets religieux dans une petite ruelle de la ville de Varanasi. Avec les quelques roupies qu’il gagne dans sa boutique, il peut faire vivre sa famille : sa femme et son oncle. Pawan a perdu ses parents très jeune, c’est donc son oncle qui l’a élevé et maintenant que celui-ci est âgé, c’est au tour de Pawan de prendre soin de lui. Marié à 17 ans avec une jeune fille qu’il ne connaissait pas, il a quand même beaucoup d’affection pour sa femme, qui cuisine très bien ! Comme beaucoup d’indous, il est végétarien et n’oublie jamais de faire sa « puja » (prière) matin et soir ainsi qu’avant les repas. Pawan est très heureux de pouvoir vivre à Varanasi et souhaite y rester jusqu’à la fin de sa vie. En effet, la mort à Varanasi permet d’atteindre directement la moshka indoue et de sortir du cycle des réincarnations. Pawan parle couramment anglais et espagnol, et il sert même de guides à des groupes de touristes espagnols en juillet et en août…
Nous n’avons pas parlé des femmes dans cet article, nous en avons rencontré beaucoup, toutes plus admirables les unes que les autres, mais en réfléchissant nous n’avons pas pu discuter assez avec aucune d’entre elles, même si nous nous souviendrons longtemps des visages, des sourires, des paroles ou même parfois des larmes de certaines.
mardi 1 décembre 2009
La grippe H1N1 avec ou contre nous ?
Dieu merci la grippe ne nous a pas encore attrapés ! Nous avions changé notre itinéraire dès le début à cause d’elle. Le Mexique étant à l’origine de la grippe, de nombreux pays refusaient les voyageurs venant du Mexique, nous avons donc préféré le remplacer par le Guatemala. Nous n’avons pas regretté ce choix : nous avons beaucoup aimé le Guatemala, mais nous espérons bien pouvoir aller au Mexique !
Avons-nous été perturbés par ce fléau et qu’a-t-il changé dans TDM ? La grippe nous a précédés dans la plupart des pays où nous sommes passés. Nous avons été souvent accueillis avec des masques et des caméras thermiques à la douane et nous avons dû remplir des formulaires peu utiles. Sinon, nous avons eu quelques monuments publics fermés comme à Buenos Aires. Pour l’instant nous n’avons donc pas eu de gros désagrément mais en il y a eu un sérieux risque de fermeture des frontières, ce qui nous aurait beaucoup handicapé étant donné que les vols étaient déjà réservés.
La période la plus propice pour attraper la grippe est l’hiver, et nous avons justement visité presque tous les pays en hiver. A part le Chili et le Népal en altitude, où il a fait vraiment froid, le reste était plus que supportable. Nous avons bien plus souffert de la chaleur que du froid !
Le vaccin est enfin arrivé, il n’est pas forcément conseillé de le prendre, mais espérons que cela calme un peu les esprits et que les pays se préparent contre une éventuelle pandémie qui immobiliserait beaucoup de salariés.
Il vaut mieux prévenir que guérir, alors « influenzinum pour tout le monde » comme disent si bien mes parents ;-)
Pour surveiller l’évolution, vous pouvez consulter le site de l’Organisation Mondiale de la Santé : www.who.int
mardi 13 octobre 2009
A vous de jouer !
Fini la Thailande, nous partons demain matin pour la Birmanie (Myanmar), mais nous n'aurons pas accès à notre blog (la censure dans ce pays est très forte, étant donné que c'est une dictature militaire). Nous avons mis déjà la vidéo et les photos de Thailande et voici en plus un petit jeu sur notre mascotte pour vous occuper pendant les 15 jours à venir!
Le principe est simple : il faut mettre en commentaire des photos le pays correspondant.
Voici les pays : Argentine, Bresil, Cambodge, Chili, Guatemala, Hong Kong, Indonésie, NewYork, Shangai et Thailande.
Le principe est simple : il faut mettre en commentaire des photos le pays correspondant.
Voici les pays : Argentine, Bresil, Cambodge, Chili, Guatemala, Hong Kong, Indonésie, NewYork, Shangai et Thailande.
lundi 28 septembre 2009
Grosse frayeur au dessus de Bangkok…
C’était notre vol le plus court mais certainement pas le plus paisible. Partis de Siem Reap dimanche à 18H50, nous approchons de Bangkok avec quelques secousses mais jusque là rien d’anormal. Au moment de la descente, nous voilà à quelques dizaines de mètres quand l’avion reprend de l’élan et repart. Après quelques minutes de silence, le stewart annonce qu’à cause de la pluie trop forte nous n’avons pas pu atterrir et que nous atterrirons dans 20 minutes. Cela nous paraît un temps interminable à attendre. Il pleut beaucoup et nous passons soudain dans une brume épaisse où la ville disparait. Des éclairs nous entourent, des trous d’air nous secouent et nous commençons à avoir bien peur. J’oublie de préciser que notre avion était un petit modèle à hélices, nous ressentions donc énormément les vibrations. Même si c’est sans doute exagéré, on a peur de rencontrer un autre avion, de manquer d’essence ou tout simplement que le pilote perde le contrôle de l’appareil. Voici la situation : vous êtes accrochés à votre siège mais vous ne pouvez rien faire à part prier. Votre destin est entre les mains du pilote. D’un coup vous regrettez de ne pas avoir pris le bus qui mettait 15h sans parler des problèmes de pont détruit, d’inondation ou de corruption à la douane, mais au moins aurait bien fini par arriver « intacts ». Bon revenons au présent : on a l’impression de sortir de l’orage, les lumières de la ville réapparaissent, l’avion se stabilise, et on souffle enfin! Puis l’avion s’incline et le stewart annonce que nous allons de nouveau tenter d’atterrir. Et c’est reparti pour les hauts le cœur, l’avion se penche dans tous les sens, plonge dans le noir complet avec un effet stroboscope venu des éclairs qui nous entourent. Dans ces moments là vous vous dites : « il a intérêt à être bon le pilote ! » Effectivement il était bon : nous finissons par voir la piste et avec quelques secousses nous finissons par atterrir. Et là c’est un grand soulagement et un tonnerre d’applaudissement, l’euphorie s’exprimait enfin après ces minutes en suspens. Bon en réalité nous n’étions que deux à applaudir, peut être le coté peu expressif des asiatiques. Une fois dans la navette, les gens en ont parlé : « le pilote était très bon et il a du bien flippé aussi ! Je le sais j’ai été pilote sur un 737 ! »
Nous étions bien soulagés de fouler le sol, même sous un torrent d’eau !
Nous étions bien soulagés de fouler le sol, même sous un torrent d’eau !
dimanche 27 septembre 2009
A mi parcours…
Il nous reste en fait deux mois et demi de voyage, on a donc déjà dépassé la mi-parcours mais cet article a été long à « pondre » et c’est pourquoi il arrive avec un peu de retard ! Nous vous présentons simplement quelques réflexions en vrac, nées de nos trois premiers mois de voyage autour du monde.
1) Mondialisation : lorsque l’on fait un tour du monde, on devrait être plus sensible à ce phénomène. Qu’en a-t-on pensé ? Par exemple, le modèle américain est-il omniprésent ? On a retrouvé les grandes marques américaines assez souvent, en Amérique du Sud comme en Asie et surtout dans les grandes villes (Starbucks, KFC, Mc Do…) mais dès que l’on s’enfonce dans des villes plus petites ou dans les campagnes c’est fini ! D’autre part, dans la partie asiatique, on perçoit une forte influence chinoise avec quelques grandes surfaces, des marques de bières, des spécialités culinaires, etc. On a noté en outre que les pays se ressemblent par « régions géographiques » : les pays d’Amérique latine sont semblables sur plusieurs points, les pays d’Asie du Sud-est aussi. Par exemple, le Durian, fameux fruit (voir Bali) se retrouve de l’Indonésie à la Thaïlande jusqu’à Singapour… En ce qui concerne internet, on peut maintenant y accéder facilement, jusque dans les recoins perdus, même si la rapidité de la connexion n’est pas toujours au rendez-vous ! Et les grands hôtels type Accor, Ibis ou Novotel se sont eux aussi installés dans tous les pays, en proposant les mêmes services où que l’on soit. De plus, nous avons remarqué que l’essence est bien moins chère que dans notre cher pays ;-)
2) Relations touristes / locaux : nous avons été surpris du nombre de restos ou d’hôtels bien adaptés aux touristes et avec une bonne ambiance qui sont dirigés par des étrangers venus s’installer dans le pays. Evidemment cela crée des emplois, ce qui est positif pour l’économie mais l’argent ne va pas directement chez les locaux. Ces étrangers exploitent le bon filon comme une mine. Autre réflexion concernant les villes trop touristiques : comment trouver le compromis entre une ville faite pour les touristes et une ville faite pour les locaux ? Il arrive parfois, comme à San Pedro de Atacama au Chili, qu’on compte dans la ville plus de touristes que de locaux ! Les relations entre les touristes et les locaux sont trop souvent faussés à cause de l’argent, ce qui provoque des situations embarrassantes et ne facilite pas toujours le contact. D’autre part, on peut aussi se demander comment on reçoit les touristes chez nous et en particulier à Paris. Les touristes critiquent souvent beaucoup les locaux mais ils ont aussi un rôle important à jouer, dans les domaines de l’écologie, de l’eau, de la prostitution. Y a-t-il un véritable échange entre touristes et locaux ? Qu’est-ce que le touriste attend des locaux ? plutôt qu’ils le laissent tranquille pendant son voyage ou plutôt de les rencontrer, de leur parler pour en apprendre plus?
3) Transformations : a-t-on changé pendant ce tour du monde? Qu’est-ce que ce voyage nous a apporté ? En traversant tous ces pays on a appris à mieux comprendre leurs histoires et à apprivoiser leurs cultures, leurs traditions et leurs manières de vivre… On a souvent regardés les populations locales vivre, et en les observant dans leurs vies quotidiennes on a pris du recul par rapport à notre vie de tous les jours. Au retour, nous verrons surement les étrangers d’un autre œil. Du coup, on se rend compte de la chance qu’on a, surtout quand on apprend les histoires tragiques de pays comme l’Ile de Pâques et le Cambodge. Sinon, parmi les choses qu’on sait un peu mieux faire maintenant : compresser un sac à fond pour réussir à le fermer, faire sa lessive avec du génie, se supporter 24H sur 24, négocier, faire très attention à ses affaires, se contenter du minimum, tuer les moustiques et autre insectes un peu trop envahissants, arriver à communiquer quand on ne parle pas la même langue, etc.
Suite dans un prochain article!
1) Mondialisation : lorsque l’on fait un tour du monde, on devrait être plus sensible à ce phénomène. Qu’en a-t-on pensé ? Par exemple, le modèle américain est-il omniprésent ? On a retrouvé les grandes marques américaines assez souvent, en Amérique du Sud comme en Asie et surtout dans les grandes villes (Starbucks, KFC, Mc Do…) mais dès que l’on s’enfonce dans des villes plus petites ou dans les campagnes c’est fini ! D’autre part, dans la partie asiatique, on perçoit une forte influence chinoise avec quelques grandes surfaces, des marques de bières, des spécialités culinaires, etc. On a noté en outre que les pays se ressemblent par « régions géographiques » : les pays d’Amérique latine sont semblables sur plusieurs points, les pays d’Asie du Sud-est aussi. Par exemple, le Durian, fameux fruit (voir Bali) se retrouve de l’Indonésie à la Thaïlande jusqu’à Singapour… En ce qui concerne internet, on peut maintenant y accéder facilement, jusque dans les recoins perdus, même si la rapidité de la connexion n’est pas toujours au rendez-vous ! Et les grands hôtels type Accor, Ibis ou Novotel se sont eux aussi installés dans tous les pays, en proposant les mêmes services où que l’on soit. De plus, nous avons remarqué que l’essence est bien moins chère que dans notre cher pays ;-)
2) Relations touristes / locaux : nous avons été surpris du nombre de restos ou d’hôtels bien adaptés aux touristes et avec une bonne ambiance qui sont dirigés par des étrangers venus s’installer dans le pays. Evidemment cela crée des emplois, ce qui est positif pour l’économie mais l’argent ne va pas directement chez les locaux. Ces étrangers exploitent le bon filon comme une mine. Autre réflexion concernant les villes trop touristiques : comment trouver le compromis entre une ville faite pour les touristes et une ville faite pour les locaux ? Il arrive parfois, comme à San Pedro de Atacama au Chili, qu’on compte dans la ville plus de touristes que de locaux ! Les relations entre les touristes et les locaux sont trop souvent faussés à cause de l’argent, ce qui provoque des situations embarrassantes et ne facilite pas toujours le contact. D’autre part, on peut aussi se demander comment on reçoit les touristes chez nous et en particulier à Paris. Les touristes critiquent souvent beaucoup les locaux mais ils ont aussi un rôle important à jouer, dans les domaines de l’écologie, de l’eau, de la prostitution. Y a-t-il un véritable échange entre touristes et locaux ? Qu’est-ce que le touriste attend des locaux ? plutôt qu’ils le laissent tranquille pendant son voyage ou plutôt de les rencontrer, de leur parler pour en apprendre plus?
3) Transformations : a-t-on changé pendant ce tour du monde? Qu’est-ce que ce voyage nous a apporté ? En traversant tous ces pays on a appris à mieux comprendre leurs histoires et à apprivoiser leurs cultures, leurs traditions et leurs manières de vivre… On a souvent regardés les populations locales vivre, et en les observant dans leurs vies quotidiennes on a pris du recul par rapport à notre vie de tous les jours. Au retour, nous verrons surement les étrangers d’un autre œil. Du coup, on se rend compte de la chance qu’on a, surtout quand on apprend les histoires tragiques de pays comme l’Ile de Pâques et le Cambodge. Sinon, parmi les choses qu’on sait un peu mieux faire maintenant : compresser un sac à fond pour réussir à le fermer, faire sa lessive avec du génie, se supporter 24H sur 24, négocier, faire très attention à ses affaires, se contenter du minimum, tuer les moustiques et autre insectes un peu trop envahissants, arriver à communiquer quand on ne parle pas la même langue, etc.
Suite dans un prochain article!
mercredi 23 septembre 2009
Tout sur le tsunami

Après avoir ressenti une secousse à Bali, nous avons pensé à un probable tsunami.
Nous avons donc fait des recherches sur le sujet :
C’est une onde provoquée par un mouvement rapide d'un grand volume d'eau (océan ou mer). Ce mouvement est en général dû à un séisme, une éruption volcanique sous-marine de type explosif ou bien un glissement de terrain sous-marin de grande ampleur.
Comment détecter un tsunami ?
- une baisse du niveau de l'eau et un recul de la mer dans les quelques minutes qui les précèdent
- tremblement de terre, même de faible densité, car il peut s'agir d'un séisme majeur distant provoquant un tsunami.
Comment se protéger d’un tsunami ?
Il suffit généralement de s’éloigner d’au moins un kilomètre des côtes ou d’atteindre un promontoire élevé, environ 30 mètres.
En aucun cas, il n’est sûr de revenir auprès des côtes dans les heures suivant le
raz-de-marée, car celui-ci peut être composé de plusieurs vagues espacées de quelques
minutes à plusieurs heures.
La hauteur de la vague est proportionnelle à la force du tremblement.
Le temps entre la vague et le tremblement peut aller de 15 min à 3h en fonction de la distance avec l'épicentre.
dimanche 20 septembre 2009
Nos dernières mésaventures : ca y est ca nous est arrivé !

Tout d’abord, réveillés par une forte secousse à 7h du matin nous sortons de notre chambre et nous nous demandons si un tsunami ne va pas nous tomber dessus ! Ayant suivi de près celui du 26 décembre 2004 en Thaïlande, nous étions donc sur le qui vive. Finalement nous avons été épargnés ! C’était quand même un tremblement de terre de magnitude 5,8 et il y a eu 7 blessés.
Puis, nous sommes arrivés à Jakarta pour prendre notre vol, bien en avance mais les horaires ont changés depuis qu’on a acheté les billets en avril et le vol est déjà parti le matin… Il n’y a pas de vol avant 2 jours avec la même compagnie. Du coup nous demandons à être remboursé, au début ils nous disent qu’ils ne peuvent pas mais finalement ils acceptent. Ensuite il faut trouver un autre vol pour Bangkok : la compagnie Thai est fermée, notre dernier espoir est AirAsia. Ouf, il leur reste seulement 2 places disponibles sur le vol du lendemain à 16h. C’est la fin du Ramadan et les vols sont pleins … Du coup on va dans un hôtel près de l’aéroport. On ne voulait pas payer trop cher mais dans les environs tout est cher (enfin 40 euros la nuit pour un hôtel de ce standing, ca reste raisonnable !!!) On se retrouve donc dans un pur hôtel, pour fêter notre anniversaire de mariage que demander de mieux ;-)
mercredi 22 juillet 2009
Un tour du monde de nos jours : on n’arrête pas le progrès
Un exemple concret : pour atteindre les ruines de Tikal avant 1951 il fallait 3 jours à travers la jungle, maintenant il suffit d’1h en bus !
Tout est plus simple pour voyager maintenant … Voici une énumération rapide : le billet électronique pour les avions, l’appareil photo numérique, le mini PC avec le WIFI (étonnamment au Guatemala il existe beaucoup d’endroit avec le WIFI gratuit), l’adaptateur électrique universel, l’eau chaude presque partout, la Carte FUAJ (réductions dans des auberges de jeunesse), le livre gepalmo (composé de dessins pour aider à communiquer), l’échange de bouquin (dans certaines auberges il est possible de donner un bouquin lu et d’en prendre un nouveau), le livre électronique (que nous n’avons pas testé).
Il y a des sites pour comparer et réserver les hotels (de type http://www.hostelworld.com/, http://www.hihostels.com/), des sites participatifs que nous n’avons pas assez testé : http://www.explornation.com/ et beaucoup de sites de tourdumondiste … L’email est également très fréquent pour réserver un hotel.
Quelques limites :
1) si par exemple tu perds ton guide préféré (routard ou lonely) il n’est pas facile d’obtenir des informations fraiches et pertinentes sur internet, il existe bien des forums, mais il faut souvent attendre au moins le lendemain pour avoir une réponse …
2) Il y a de plus en plus de touristes. Il faut donc réserver à l’avance les bus et les hôtels. La nature perd un peu de son charme quand on voit débarquer un bus entier de touristes armés d’appareil photo.
3) Il faut encore changer de devise pour chaque pays, mais le US dollar, malgré la chute de sa valeur, reste encore la référence. Pour chaque paiement ou retrait il y a des commissions, nous pouvons noter la présence régulière de HSBC, ce qui permet pour les clients de retirer sans commission.
Tout est plus simple pour voyager maintenant … Voici une énumération rapide : le billet électronique pour les avions, l’appareil photo numérique, le mini PC avec le WIFI (étonnamment au Guatemala il existe beaucoup d’endroit avec le WIFI gratuit), l’adaptateur électrique universel, l’eau chaude presque partout, la Carte FUAJ (réductions dans des auberges de jeunesse), le livre gepalmo (composé de dessins pour aider à communiquer), l’échange de bouquin (dans certaines auberges il est possible de donner un bouquin lu et d’en prendre un nouveau), le livre électronique (que nous n’avons pas testé).
Il y a des sites pour comparer et réserver les hotels (de type http://www.hostelworld.com/, http://www.hihostels.com/), des sites participatifs que nous n’avons pas assez testé : http://www.explornation.com/ et beaucoup de sites de tourdumondiste … L’email est également très fréquent pour réserver un hotel.
Quelques limites :
1) si par exemple tu perds ton guide préféré (routard ou lonely) il n’est pas facile d’obtenir des informations fraiches et pertinentes sur internet, il existe bien des forums, mais il faut souvent attendre au moins le lendemain pour avoir une réponse …
2) Il y a de plus en plus de touristes. Il faut donc réserver à l’avance les bus et les hôtels. La nature perd un peu de son charme quand on voit débarquer un bus entier de touristes armés d’appareil photo.
3) Il faut encore changer de devise pour chaque pays, mais le US dollar, malgré la chute de sa valeur, reste encore la référence. Pour chaque paiement ou retrait il y a des commissions, nous pouvons noter la présence régulière de HSBC, ce qui permet pour les clients de retirer sans commission.
dimanche 19 juillet 2009
Un mois déjà !
Hé oui, cela fait déjà plus d’un mois que nous sommes partis ! Pour une fois, nous n’allons pas vous parler des pays que l’on traverse mais de nous !! Comment vivons-nous au quotidien ce tour du monde ? Quels sont nos angoisses, nos joies, nos rencontres, nos envies, nos peurs ? Pour mieux vous raconter ce quotidien, nous avons choisi la forme d’une interview !
Qu’est-ce qui vous manque le plus matériellement ?
Sans doute un certain petit « confort » parisien : notre appartement, la douche et le lit ainsi que toutes nos petites affaires sans parler de la garde robe bien sûr ! En quelques mots : dortoirs, salle de bain insalubres, toilettes douteuses, douche pas pratique, nuit dans le bus, il faut savoir s’adapter en permanence ! On se rend compte, d’autant plus quand Pauline a faillit perdre son sac, que tout dans notre sac est utile et difficile à remplacer.
Avez-vous déjà envie de rentrer ?
Non pas du tout. Le peu qu’on a vu nous a surtout donné envie de continuer à découvrir d’autres pays ! Nous commençons à ressentir des manques et des envies mais c’est un tel dépaysement permanent que l’on n’a pas le temps de réaliser que le temps passe.
Quelle est la rencontre qui vous a le plus marqué pour l’instant ?
Une petite fille du Guatemala, qui avait une dizaine d’années et 6 petits frères et sœurs plus jeunes qu’elle. Elle n’a aucune chance d’aller à l’école un jour donc elle va dans un atelier de tissage pour faire des tissus et gagner de l’argent.Joao, un jeune portugais en train de terminer son tour du monde, qui est parti dans des conditions un peu similaire. Il nous a raconté des anecdotes et donné pas mal de conseils sur nos futurs destinations dont l’Inde que nous appréhendons.
Etes-vous complètement habitués à votre nouvelle vie ?
Je crois que oui. Nous sommes maintenant des nomades, avec notre maison sur notre dos (souvent lourde !) Nous avons pris un rythme, des habitudes, une sorte de mini-routine. Dès l’arrivée dans un endroit voici les reflexes : recherche d’un hôtel (si non réservé), lessive au génie, liste de ce qu’on veut faire, organisation pour l’argent, préparation de la prochaine étape… Nous sommes contents de cette vie et je pense qu’on ne se rend pas compte qu’il nous reste encore 5 mois ! Le temps passe tellement vite et tellement différemment surtout.
Quel est votre meilleur souvenir pour l’instant ?
Un coucher de soleil inespéré à San Pedro (Guatemala) au bord d’un lac aves quelques nuages et de superbes nuances de rouge. Une impression de sérénité et de pause dans le temps …
Le désert de sel (salinas grandes) dans le nord de l'Argentine avec les cousines...
Votre pire souvenir ?
Pour Pauline, sans doute quand j’ai perdu mon sac à Rio. Imaginez d’être obligée de tout racheter et puis au bout de quelques semaines de voyage tout perdre d’un coup. Se retrouver à l’autre bout du monde sans rien d’autre qu’une petite trousse de toilettes et les affaires que j’avais sur moi pour le voyage !
Quelle est votre plus grande peur ?
Dans l’ordre : se perdre l’un l’autre de vue, attraper des maladies graves, perdre l’appareil photo ou le mini PC …
Qu’est-ce qui vous plait le plus dans cette aventure ?
Peut-être changer tout le temps d’endroit, d’univers, de langue, de culture, de monnaie. Découvrir tout le temps de nouvelles choses et rencontrer des gens différents. Nous voyons beaucoup de chose et nous n’avons pas beaucoup de temps pour se poser.
Quelle est la première chose que vous ferez en rentrant ?
Pauline : plusieurs "premières choses embrasser ma famille, aller voir mes copines pour tout leur raconter, revoir toutes les photos en les commentant et en se rappelant les bons souvenirs du voyage
Edouard : copier toutes les photos /refaire mon CV et chercher du boulot / appeler tous mes potes et faire une grosse teuf
Qu’est-ce qui vous manque le plus matériellement ?
Sans doute un certain petit « confort » parisien : notre appartement, la douche et le lit ainsi que toutes nos petites affaires sans parler de la garde robe bien sûr ! En quelques mots : dortoirs, salle de bain insalubres, toilettes douteuses, douche pas pratique, nuit dans le bus, il faut savoir s’adapter en permanence ! On se rend compte, d’autant plus quand Pauline a faillit perdre son sac, que tout dans notre sac est utile et difficile à remplacer.
Avez-vous déjà envie de rentrer ?
Non pas du tout. Le peu qu’on a vu nous a surtout donné envie de continuer à découvrir d’autres pays ! Nous commençons à ressentir des manques et des envies mais c’est un tel dépaysement permanent que l’on n’a pas le temps de réaliser que le temps passe.
Quelle est la rencontre qui vous a le plus marqué pour l’instant ?
Une petite fille du Guatemala, qui avait une dizaine d’années et 6 petits frères et sœurs plus jeunes qu’elle. Elle n’a aucune chance d’aller à l’école un jour donc elle va dans un atelier de tissage pour faire des tissus et gagner de l’argent.Joao, un jeune portugais en train de terminer son tour du monde, qui est parti dans des conditions un peu similaire. Il nous a raconté des anecdotes et donné pas mal de conseils sur nos futurs destinations dont l’Inde que nous appréhendons.
Etes-vous complètement habitués à votre nouvelle vie ?
Je crois que oui. Nous sommes maintenant des nomades, avec notre maison sur notre dos (souvent lourde !) Nous avons pris un rythme, des habitudes, une sorte de mini-routine. Dès l’arrivée dans un endroit voici les reflexes : recherche d’un hôtel (si non réservé), lessive au génie, liste de ce qu’on veut faire, organisation pour l’argent, préparation de la prochaine étape… Nous sommes contents de cette vie et je pense qu’on ne se rend pas compte qu’il nous reste encore 5 mois ! Le temps passe tellement vite et tellement différemment surtout.
Quel est votre meilleur souvenir pour l’instant ?
Un coucher de soleil inespéré à San Pedro (Guatemala) au bord d’un lac aves quelques nuages et de superbes nuances de rouge. Une impression de sérénité et de pause dans le temps …
Le désert de sel (salinas grandes) dans le nord de l'Argentine avec les cousines...
Votre pire souvenir ?
Pour Pauline, sans doute quand j’ai perdu mon sac à Rio. Imaginez d’être obligée de tout racheter et puis au bout de quelques semaines de voyage tout perdre d’un coup. Se retrouver à l’autre bout du monde sans rien d’autre qu’une petite trousse de toilettes et les affaires que j’avais sur moi pour le voyage !
Quelle est votre plus grande peur ?
Dans l’ordre : se perdre l’un l’autre de vue, attraper des maladies graves, perdre l’appareil photo ou le mini PC …
Qu’est-ce qui vous plait le plus dans cette aventure ?
Peut-être changer tout le temps d’endroit, d’univers, de langue, de culture, de monnaie. Découvrir tout le temps de nouvelles choses et rencontrer des gens différents. Nous voyons beaucoup de chose et nous n’avons pas beaucoup de temps pour se poser.
Quelle est la première chose que vous ferez en rentrant ?
Pauline : plusieurs "premières choses embrasser ma famille, aller voir mes copines pour tout leur raconter, revoir toutes les photos en les commentant et en se rappelant les bons souvenirs du voyage
Edouard : copier toutes les photos /refaire mon CV et chercher du boulot / appeler tous mes potes et faire une grosse teuf
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