C’était notre vol le plus court mais certainement pas le plus paisible. Partis de Siem Reap dimanche à 18H50, nous approchons de Bangkok avec quelques secousses mais jusque là rien d’anormal. Au moment de la descente, nous voilà à quelques dizaines de mètres quand l’avion reprend de l’élan et repart. Après quelques minutes de silence, le stewart annonce qu’à cause de la pluie trop forte nous n’avons pas pu atterrir et que nous atterrirons dans 20 minutes. Cela nous paraît un temps interminable à attendre. Il pleut beaucoup et nous passons soudain dans une brume épaisse où la ville disparait. Des éclairs nous entourent, des trous d’air nous secouent et nous commençons à avoir bien peur. J’oublie de préciser que notre avion était un petit modèle à hélices, nous ressentions donc énormément les vibrations. Même si c’est sans doute exagéré, on a peur de rencontrer un autre avion, de manquer d’essence ou tout simplement que le pilote perde le contrôle de l’appareil. Voici la situation : vous êtes accrochés à votre siège mais vous ne pouvez rien faire à part prier. Votre destin est entre les mains du pilote. D’un coup vous regrettez de ne pas avoir pris le bus qui mettait 15h sans parler des problèmes de pont détruit, d’inondation ou de corruption à la douane, mais au moins aurait bien fini par arriver « intacts ». Bon revenons au présent : on a l’impression de sortir de l’orage, les lumières de la ville réapparaissent, l’avion se stabilise, et on souffle enfin! Puis l’avion s’incline et le stewart annonce que nous allons de nouveau tenter d’atterrir. Et c’est reparti pour les hauts le cœur, l’avion se penche dans tous les sens, plonge dans le noir complet avec un effet stroboscope venu des éclairs qui nous entourent. Dans ces moments là vous vous dites : « il a intérêt à être bon le pilote ! » Effectivement il était bon : nous finissons par voir la piste et avec quelques secousses nous finissons par atterrir. Et là c’est un grand soulagement et un tonnerre d’applaudissement, l’euphorie s’exprimait enfin après ces minutes en suspens. Bon en réalité nous n’étions que deux à applaudir, peut être le coté peu expressif des asiatiques. Une fois dans la navette, les gens en ont parlé : « le pilote était très bon et il a du bien flippé aussi ! Je le sais j’ai été pilote sur un 737 ! »
Nous étions bien soulagés de fouler le sol, même sous un torrent d’eau !
Notre itinéraire
lundi 28 septembre 2009
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5 commentaires:
y faut bien qu'en 6 mois de voyage vous ayez qques frayeurs et qques bons souvenirs à raconter ! nous étions nous aussi dans l'appareil accrochés à nos sièges , priant avec vous !!!!
bravo au pilote aguerri aux temp^tes tropicales... à manille aussi ils ont été sous le déluge ; jevais prendre des nouvelles de laurence
maintenant profitez bien de la douceur de la thailande et si possible évitez un tsunami !!!!
bons baisers de paris où la douceur est digne d'un été indien
I&J
Marchez plus legerement car entre les tempetes et les tremblements de terre votre passage laisse des traces!!!
eric
ca a ete...?? vous n'avez pas torp été touché par le 2eme séisme? donnez des nouvelles ;=)
oui oui je crois qu'il vont bien et qu'ils coulent des jours heureux à phuket!
ju
Oui effectivement tout va bien pour nous, nous sommes à Koh Samui et nous partons demain pour Koh Phangan assister à la full moon party! Ensuite on remonte à Bangkok et on enchaîne sur le nord de la Thailande. Merci à tous de vos messages!!
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