Notre itinéraire

Notre itinéraire

vendredi 18 décembre 2009

Quelques conseils pour partir du bon pied en Tour du monde !

AVANT LE DEPART

Renseignements : Il existe beaucoup de sites très bien fait de tourdumondiste (http://www.voirlemonde.com/preparatifs/) et bien sur des sites officiels (http://www.fuaj.org/, www.diplomatie.gouv.fr)

A faire :
-se faire envoyer quand c’est possible un colis en cours de route avec des guides et médicaments
-permis international
-scanner les papiers important (passeport, visa, cb (sans les 3 chiffres), assurance voyage
-s’occuper de ses impôts et charges de l’appart s’il y a

A prendre :
- mini PC, le wifi est de plus en plus courant et il est souvent possible de se connecter dans les cybercafés
-clés usb pour sauvegarder photos ou documents important, d’ailleurs il peut être utile de s’envoyer par mail des photocopies de passeport, visa et cb
-photos d’identité pour visa, permis de trek et un album photo de famille
-mini multi prise, chargeur de pile
-balle de squash par exemple pour boucher l’évier pour la lessive et une corde ou sandow pour étendre le linge
-house, chaine et cadenas (attention a ce que la combinaison ne se change pas toute seule, et si c une clé à ne pas la perdre ;-)
-sac à viande pour les hôtels qui n’ont pas de draps
-un minimum de médicaments avec les ordonnances
-si vous êtes sensible au bruit, vous pouvez prévoir des boules quies pour la nuit, le train ou même les rues

PENDANT LE VOYAGE

Mettre la housse et cadenas sur les sacs dès que vous vous en séparez, surtout à la saison des pluies et que votre sac va sur le toit ! et aussi dans la soute des bus pour les vols ...
Dans les pays sensibles mettre les choses importantes sur soi (sa carte bleu, la clé usb avec les photos, les passeports ou une photocopie et les gros billets ou des euros)
Essayer le wifi avant de payer, il n’y a souvent pas de clé, enfin ca dépend les pays (si ils sont dvp il faut payer)
Pour choisir un hôtel ne pas hésiter à demander aux clients si c’est bruyant la nuit (il y a souvent des temples) et s’ils ont de l’eau chaude (vérifier soi-même dans la salle de bain reste la meilleure solution !)
Toujours avoir sur soi une mini lampe et une boussole

Et bien sur faites confiance à votre instinct et votre bon sens !

mercredi 16 décembre 2009

Rentrés à Paris! C’est quoi votre pays préféré ?

Nous voilà bien arrivés à Paris, nous avons retrouvé notre petit nid douillet et nos familles ! Voici un dernier article pour répondre à l’une de vos questions !

A la veille de notre départ, beaucoup d’émotions nous assaillent. Nous allons retrouver notre vie parisienne mais nous essayerons de ne pas nous laisser trop happer par la routine quotidienne et de garder quelque part en nous cet esprit du voyage, cette ouverture d’esprit et ce goût de l’imprévu qui caractérisent les bagpackers du monde entier. Après six mois à Barcelone, neuf mois en Pologne et six mois en tour du monde, je suis à chaque fois rentrée à Paris. Comme un bateau qui retrouve son port d’attache et qui sait que tôt ou tard il repartira, pour une durée plus courte sans doute, vers d’autres rivages… Il y a tellement de trésors à découvrir dans le monde ! Le retour peut être difficile aussi, mais cette fois, le retour est d’autant plus agréable que nous revenons juste à temps pour noël et qu’il signifie pour nous la fin d’une vie de nomade ! Nous nous rendons compte que nous vivons avec beaucoup de choses créées par la société de consommation et dont nous n’avons pas forcément besoin… Certains survivent avec trois fois rien et arrivent pourtant à garder le sourire, tandis que nous passons beaucoup de temps à nous plaindre… Alors avons-nous quitté notre quotidien pour adopter temporairement un autre style de vie et revenir ensuite à notre ancienne vie ? Ou plutôt tenter de commencer une nouvelle vie ? Nous avons changé, nous le savons. Il nous reste des choix à faire, des décisions à prendre et beaucoup de choses à vivre ! Mais nous avons pris conscience que nous sommes vraiment privilégiés.

Vous allez tous nous demander quel pays nous avons préféré. Pour diverses raisons, il est difficile de répondre à cette question. C’est un peu comme si on vous demandait si vous préférez telle ou telle personne de votre famille ! Il y a des pays qui nous ont touchés, surpris, révoltés, énervés ou émerveillés. Mais chacun nous a apporté quelque chose de différent et nous les avons tous aimé d’une certaine manière. Nous avons donc choisi, au lieu de dire quel pays on a préféré, de vous dire ce qu’on a préféré dans chaque pays !

USA (New York) : le melting-pot de la population, ses musées et Central Park
Guatemala : la diversité des paysages, des cultures, des activités sportives et des gens
Brésil : les plages et la caipirina
Argentine : les collines de Salta. L’ambiance des gauchos et surtout le fameux assado et le vin
Chili : la vallée de la lune et les paysages désertiques du nord, le ciel étoilé…
Chili (Ile de Pâques) : ses belles statues mystérieuses, le calme et la sérénité de l’île
Nouvelle-Zélande : les thermes, le camping car et bien évidemment le saut en parachute
Chine (Shangai) : le choc culturel, la pool party et la vie d’expat
Chine (Hong-Kong) : l’effervescence de la ville et sa modernité, l’opéra chinois
Indonésie (Bali) : les vacances ! Hôtels sympas, paysages de rizières, jus de fruit, massages, piscines
Cambodge : les temples impressionnants et les sourires des cambodgiens
Thaïlande : les belles plages du sud (fullmoon party) et les couleurs des toits des temples
Myanmar : paysages et lumière magnifiques, rencontres avec des locaux, décalage avec notre civilisation
Népal : ambiance des tibétains à Bodnath, musique, encens, drapeaux et les montagnes avec le trek
Inde : les couleurs, l’omniprésence de la religion et des traditions, le comportement des indiens

Mais nous n’oublions pas le vin rouge, le fromage et le pain de France !

lundi 14 décembre 2009

Delhi, c’est fini...



Après avoir visité rapidement Ajmer, nous prenons le train pour la capitale. Nous avions pris la classe la moins chère CC au lieu de A1, et pourtant c’est Byzance ! Des prises électriques que nous n’avons même pas en France en 2eme classe ! Puis un repas complet (grande bouteille d’eau, en-cas, thé et petits plats chaud) et tout cela dans le calme et la sérénité. C’est assez inespéré ! Nous arrivons à la gare de New Delhi gonflés à bloc pour le dernier moment un peu dangereux : nous devons rejoindre notre hôtel à pied, il est 23h et nous sommes bien chargés ! Comment allons-nous réagir à l’arrivée dans la capitale ?

Nombreux sont les échos de voyageurs qui à leur arrivée à Delhi ont été choqués. « Par quoi ? » demanderez-vous ! Par l’Inde, tout simplement ! Lorsque l’on découvre les odeurs insupportables, la saleté, la pauvreté, les gens qui vivent sur le trottoir, les mendiants estropiés, les rabatteurs en tout genre, le vacarme permanent, la circulation hallucinante, cela provoque des émotions diverses. Quelques touristes hésitent même à rentrer chez eux ! Mais pour comprendre l’Inde, pour aimer l’Inde, il faut dépasser tout cela. Nous n’avons pas été si choqués parce que notre arrivée en Inde était à Calcutta, qui est peut-être un peu moins « dure » que Delhi, et surtout parce que nous étions bien préparés par les récits de voyageurs aguerris et par nos guides préférés : Lonely Planet et Routard ! A Delhi, nous avons choisi de faire un tour organisé afin de voir le maximum de monuments en un minimum de temps, et nous sommes plutôt contents de notre journée. Demain nous prenons l’avion pour regagner Paris !

Pour conclure sur l’Inde, nous avons été tour à tour bouleversés, impressionnés, impuissants, apitoyés ou dégoutés. On ressent beaucoup d’admiration pour tous ces indiens qui se battent jour après jour pour quelques roupies leur permettant de survivre. Tout ce que nous avons vécu nous a beaucoup plu, c’était une expérience saisissante qui nous donne envie de revenir… Il n’est pas facile de voyager en Inde, c’est un défi de tous les instants mais cela vaut le coup ! On n’est jamais au bout de ses surprises tellement tout est étonnant et chaotique ici !

Suite de nos péripéties indiennes : du Taj Mahal au Rajhastan !


En arrivant à Agra, petite ville située dans la région de l’Uttar Pradesh (comme Varanasi) nous n’avons qu’une idée en tête : voir le fameux Taj Mahal. C’est un des objectifs de notre tour du monde ! Nous l’apercevons une première fois de l’autre coté de la rive. On est samedi, il vaut mieux le visiter lundi car le WE de nombreux locaux viennent de Delhi. Dimanche, nous en profitons donc pour aller à Fathepur Sikri, ancienne capitale moghole comme Agra. Nous prenons le bus local et découvrons la mosquée et le palais construits par l’empereur Akbar à partir de 1572 pour y installer sa cour. L’architecture est inspirée par les différentes religions des femmes d’Akbar. Le soir même, après un repérage rapide de la billetterie du Taj, située un peu à l’écart, nous sommes fin prêts pour la visite !

Le réveil sonne à 5h30, on émerge pour être à 6h devant le guichet. Nous sommes impatients… Les tickets en main, nous nous dirigeons vers l’entrée Est. Il faut encore attendre 6h50 et passer un contrôle homme et femme séparés. Et là c’est le drame ! L’agent ouvre le sac et repère la petite boule. Mais oui souvenez-vous notre petit globe, la mascotte ! Je (Edouard) lui explique qu’elle est inoffensive, qu’elle est en mousse. Il comprend alors que c’est un jeu et me l’interdit. Il me demande où est mon guide, je lui dis que je n’en ai pas mais que j’ai vraiment besoin de cette balle ! J’ajoute que c’est un objet religieux pour moi, en effet nous avons fait tous les monuments avec et celui là et l’un des plus important ! Après en avoir discuté avec son supérieur, il cède mais je n’ai pas le droit de la sortir, ni de prendre une photo. Finalement je ferai une photo furtive pour mémoire, on ne va quand même pas tous les jours voir le Taj ! Nous pénétrons dans l’enceinte juste avant le lever du soleil et le monument apparaît dans la brume. Instant magique. Construit par l’empereur Shah Jahan de 1631 à 1653, il est un hommage brûlant à Mumtaz Mahal, sa femme morte en couche de son 14ème enfant. Afin que l’architecte comprenne mieux la douleur de l’empereur, celui-ci aurait même été jusqu’à tuer sa fiancée pour qu’il soit capable d’imaginer le Taj Mahal… Le marbre blanc étincelle au soleil et les couleurs changent sans cesse au long de la journée. La simplicité et la beauté de l’architecture sont bouleversantes. Ensuite nous nous rendons au fort rouge, grand ensemble en grès rouge qui était la résidence du même empereur puis de son fils.

Après cette journée mémorable, nous prenons un train pour entrer dans la région du Rajhastan et visiter la capitale de cette région : Jaipur, la ville rose. Nous ne sommes restés qu’une nuit dans cette ville, c’était court. Créée au début du 18ème siècle par Jai Singh II, elle possède certains édifices construits en grès rose, d’autres peints en rose pour la venue du prince de Galles en 1875. Le city palace est intéressant à visiter, ainsi que l’un des symboles de la ville : le palais des vents (Hawa Mahal) où étaient enfermées les nombreuses femmes du harem. Elles pouvaient observer la vie de la rue sans être vues, à travers des fenêtres ajourées. Nous en apprenons plus sur la vie de ces empereurs et de leur cour, difficile à imaginer quand on voit l’Inde d’aujourd’hui !

Nous voici de nouveau dans le train pour Pushkar, petite ville au milieu du désert, célèbre pour sa foire aux chameaux qui se déroule tous les ans en novembre. L’emblème de Pushkar, c’est son lac entouré des nombreux ghats dans lesquels se baigner signifie se purifier de tous ses péchés. Malheureusement, il est asséché. Quel dommage ! Nous pensions en arrivant dans cette ville pouvoir nous reposer et profiter un peu du calme, mais Pushkar est une ville sainte. Ce qui signifie que l’alcool et la viande sont interdits, mais surtout que des chants et des prières sortent d’haut-parleurs du lever du soleil jusqu’à une heure avancée de la nuit, sans parler des mariages avec leurs fanfares et leurs feux d’artifices ! Bref beaucoup d’animation mais finalement c’est ça l’Inde.

Avant de reprendre le train pour Delhi nous déposons nos sacs à la consigne de la gare d’Ajmer et visitons la ville en quelques heures. Ajmer est un haut lieu de l’Islam en Inde. Elle renferme en effet le tombeau d’un saint musulman. L’atmosphère est bouillonnante mais on ne sent pas spécialement à l’aise d’autant plus que pour arriver à la fameuse mosquée, on doit traverser une succession de ruelles minuscules, un vrai bazar … Nous sommes loin d’avoir tout vu au Rajhastan, pour une question de timing c’était trop juste d’aller à Udaipur, il faudra qu’on revienne !

vendredi 11 décembre 2009

Le revers de la médaille

Nous partons demain matin pour Delhi où nous passerons nos deux derniers jours avant le retour en France! Nous avons mis la danse pour l'Inde en ligne, n'hésitez pas à la voir!
Partir en voyage 6 mois est quand même plutôt sympa ! C’est vrai, on ne peut pas le cacher ! Aujourd’hui, c’est déjà la fin de ce beau voyage. A travers le blog, on a essayé de vous raconter nos vies, mais on ne vous disait pas toujours tout ! Voici un article pour vous relater certains moments difficiles, ceux où l’on a vraiment eu très peur, où l’angoisse était à son comble, bref tous les instants qui ont ajouté du piment à notre tdm !

Première frayeur en arrivant à Rio au Brésil. Le vol NY-Miami se déroule bien avec un peu de retard, puis nous ratons l’avion Miami-Rio (lorsqu’il a décollé, nous passions la douane avec nos sacs !) Nous prenons le suivant, quelques heures plus tard, en espérant que les sacs suivront. Et nous voila le regard fixé sur la bande roulante qui déverse tous les sacs. Celui d’Edouard arrive, pas le mien. On attend encore et encore mais il faut se rendre à l’évidence : il n’est pas là. Comme d’autres passagers, nous remplissons des papiers, donnons l’adresse de notre hôtel. Ils devraient nous le livrer demain. Le lendemain, pas de nouvelles. Le jour d’après non plus. Au téléphone, ils nous disent qu’ils ne savent pas où est le sac et qu’ils ont perdu sa trace. Le 3ème jour, on commence à croire qu’il est définitivement perdu. Nous sommes partis depuis trois semaines, c’est difficile d’imaginer qu’on va devoir tout racheter, surtout que certaines choses ne peuvent pas s’acheter à Rio… Le moral est au plus bas, notre sac est comme notre maison. Découragés, nous faisons déjà la liste de tout ce qu’on a perdu et qu’il va falloir remplacer. Finalement le lendemain, alors que l’on n’y croyait plus, le voila qui nous attend à l’hôtel !!

Sur l’île de Pâques au Chili, nous étions au camping : nous avions loué une tente et des matelas. Un soir, nous partons voir une danse Rapanui. A notre retour dans la tente, lorsqu’on veut ouvrir le cadenas qu’on a mis sur la fermeture, il est bloqué. Pauline a dû changer le code sans s’en apercevoir. Il est 23h30, il fait froid et on ne peut pas rentrer. Comment faire ? Les idées se bousculent dans nos têtes quand on s’aperçoit que la fermeture éclair est mal fermée. On peut donc réussir à ouvrir un côté pour rentrer dans la tente. Ouf ! Mais le problème est toujours là. Il faut qu’on récupère notre cadenas, on ne peut pas laisser la tente comme ca. Edouard essaye une bonne partie de la nuit de refaire toutes les combinaisons une à une mais rien n’y fait : il ne cède pas. Le lendemain, pas très rassurés, nous partons quand même visiter l’île et après bien des discussions pour trouver une solution, Edouard a une idée : essayer de faire fondre les deux petites boucles des fermetures éclair de la tente pour libérer le cadenas sans rien casser. Le soir même, nous voila avec un briquet et une petite lampe de poche, essayant de rester discret pour ne pas se faire remarquer. Petit à petit, une à une, les petites boucles cèdent et notre cadenas est libéré. Quelle histoire !

Après six jours dans l’appartement de Cyril en plein cœur de Shangaï, nous partons vers 6h du matin pour prendre notre avion pour Hong Kong. On descend avec l’ascenseur de l’immeuble qui arrive directement par un couloir dans le métro. C’est bien pratique ! On sort de l’ascenseur avec nos gros sacs, et on prend le chemin habituel mais une grille est descendue et bloque le passage. Il s’agit d’une sorte de porte en accordéon qui s’ouvre en la poussant sur elle-même. Impossible de passer. On fait donc demi-tour en se disant qu’on va reprendre l’ascenseur pour sortir au rez-de-chaussée. Mais pour rentrer dans l’immeuble, il faut une carte (rendue à Cyril). On ne peut ni aller dans le métro ni reprendre l’ascenseur. La seule solution serait d’attendre qu’ils viennent ouvrir, mais nous avons un avion à prendre ! Alors il faut réussir à ouvrir cette grille. Il est facile de paniquer, surtout en sous-sol et à cette heure là. Mais il faut bien observer. La porte qui mène au métro est fermée par deux loquets. Après plusieurs tentatives, Edouard finit enfin par réussir à les ouvrir, on pousse alors la lourde paroi pour se faufiler et atteindre le métro puis notre avion…

A Hong Kong, en arrivant à l’aéroport, on nous donne deux pages de petits coupons de réduction pour toute sorte de chose. Comme nous essayons toujours d’économiser de l’argent, nous nous disons : autant en profiter ! Avant d’aller à l’Opéra à Kowloon, nous décidons de diner dans un restaurant pour lequel nous avons un coupon de réduction. En lisant rapidement, on se rend compte que si l’on commande un plat, on a le droit à un steak gratuit. Quelle aubaine ! Nous voila donc installés dans le restaurant en question, assez chic, nous n’avons pas l’habitude de ce genre d’endroit pendant notre tdm. On demande précisément quelle est la promotion, ils nous répondent que c’est bien ça, un steak est gratuit si l’on commande un plat. Pauline prend la salade la moins chère, et on attend le fameux steak à partager. La salade arrive, puis le serveur apporte une sorte de pierre à feu encore fumante avec dessus… un champignon énorme ! Hé oui, il s’agissait d’un steak de champignon et non de viande ! Edouard voit arriver ce steak avec un sourire forcé et étonné, lui qui adore les champignons ! Il n’était pas si mauvais, mais le diner était un peu trop léger ce soir là ! Cela nous apprendra à ne pas lire assez attentivement !

Nous dormons dans notre hôtel dans la petite ville de Jimbaran, sur la presqu’île au sud de Bali, il est un peu avant 7h du matin, quand soudain nous sommes réveillés en sursaut par une très forte secousse. Le lit tremble, la chambre tremble, la terre tremble ! Le temps d’ouvrir les yeux et de se réveiller, nous réalisons que nous sommes en train de vivre un tremblement de terre. Nous sortons de la chambre, d’autres touristes sont aussi dehors. Quelques secondes plus tard, cela s’arrête. Nous avons eu bien peur ! L’hôtel est à 1 km environ de la plage, ne va-t-il pas y avoir un tsunami ? Comment le savoir ? Combien de temps après le tremblement de terre le tsunami arrive-t-il ? Que faire ? Notre avion décolle dans 4h environ. Finalement, nous nous recouchons en se disant que la secousse n’a pas été si violente. Heureusement pour nous, il n’y a rien eu ensuite… Nous avons eu de la chance !

Au Myanmar, vers 5h45 du matin, nous nous apprêtons à monter dans le bateau qui effectue le trajet de Mandalay à Bagan en 1 journée. Nous nous rendons au guichet pour payer, mais l’officier refuse tous les billets qu’on lui tend : nos deux billet de 100 dollars américains et notre billet de 20 dollars. On essaye d’insister un peu, en lui expliquant que parfois leurs billets sont en très mauvais état, que sur le nôtre il n’y a qu’une simple petite tâche d’encre, rien de bien dramatique. Il doit nous laisser passer. Rien à faire, l’officier nous renvoie. Mais le bateau part dans 5 minutes, et nous n’avons aucun autre moyen de payer. Il n’y a pas de distributeur dans ce pays. Si le gouvernement refuse ce billet, personne d’autre ne l’acceptera… Nous sommes énervés et nous ne savons que faire. Un touriste allemand s’approche, comprenant notre détresse. Il accepte d’échanger un billet de 100 dollars contre le nôtre, parce qu’il pourra l’utiliser au Cambodge, où il se rend ensuite. Nous remercions notre sauveur et retournons payer nos places. Il est temps, le bateau part à l’heure exacte !

Vous avez su aussi que nous avons eu un problème d’avion à Jakarta, les horaires ayant changé entre temps. Nous avons du passer une nuit sur place, ce qui n’était pas prévu mais l’hôtel, qui était plutôt bien, nous a fait bien vite oublier ce petit souci. D’autre part, nous avons eu très peur dans l’avion de Siem Reap à Bangkok, voir article sur cet évènement… Nous oublions sans doute quelques moments difficiles, mais il faut bien en laisser un peu à raconter de vive voix à notre retour !

lundi 7 décembre 2009

Varanasi (Bénarès), ville sacrée au bord du Gange


Varanasi est une ville fascinante, envoutante, mystérieuse et pleine de surprises. On n’en finit pas de la découvrir. Il s’agit pour les hindous de la ville sainte par excellence : tous les indiens rêvent d’y mourir, et c’est là que convergent les corps des morts d’une bonne partie des régions autour afin d’être brûlés puis jetés dans le Gange. C’est la ville du Dieu Shiva, représenté par la couleur orange que portent les nombreux sâdhus mais c’est aussi la ville des vaches sacrées qui y sont plus que partout présentes : dans les ruelles, sur les ghâts, sur les routes, au milieu des carrefours, on est presque étonnés de ne pas en retrouver une dans sa chambre d’hôtel… A Varanasi, il y a aussi un personnage omniprésent, en plus des vaches et de Shiva : le Gange. Hé oui, les eaux du Gange, au centre de la vie des indiens, sont pures et elles sont censées laver de tous les péchés accumulés dans les vies passées. A propos de la propreté du Gange, voici une citation amusante de Mark Twain : « Aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille ».

Imaginez : vous vous promenez le long du Gange. En levant la tête, vous apercevez des oiseaux et des cerfs volants (ici le cerf volant c’est très sérieux, il y a même des compétitions qui consistent à couper la ficelle de ses adversaires et à rester seul dans les airs !) En face de vous, des ghâts à perte de vue, jusqu’à la ligne de chemin de fer qui traverse le Gange. Derrière vous, des ghâts encore et toujours ! Ici, pas de klaxons et de voiture, mais une toute autre forme d’agitation. Tout d’abord, écoutez : beaucoup de rabatteurs en tout genre vous proposent carte postale, bougies à déposer sur le Gange, ballade en bateau, hôtel, restaurant, massage et j’en passe… Essayez de faire abstraction de ces sollicitations permanentes, des regards lourds, ainsi que des odeurs pas toujours alléchantes, et concentrez-vous sur ce qui se passe tout autour de vous. Au bord du Gange, tous les matins, les indiens viennent faire leurs ablutions et leur prière lors de la puja. Mais le spectacle a lieu toute la journée, regardez bien : certains lavent leur linge et l’étendent par terre, d’autres sont en pleine discussion ou en simple promenade, il y en a qui se lavent avec du savon, des hommes rasent la barbe ou coupent les cheveux de leurs confrères ou encore leur font des massages de la tête, il y a aussi des singes en liberté, des vendeurs de chai ou de friandises, des mariés venus se recueillir au temple et de très nombreuses vaches qui se promènent partout.

En avançant un peu plus loin, vous tomberez sur le « manikarnika ghat », celui des crémations. La mort fait partie de la vie ici. Une mort n’est pas un évènement triste puisque la personne se réincarne, ce passage par le feu est beau et simple, même s’il est très loin de notre culture. Le feu est sans cesse en activité, les crémations se succèdent jour et nuit. Enormément de bois est entreposé, en effet il faut 3 heures et environ 350 Kg de bois en fonction de la qualité du bois. Les femmes sont exclues de cette cérémonie. Il est arrivé que des femmes tellement désespérées par la mort de leur époux se jettent sur le bucher pour y succomber et d’autres rumeurs disent qu’on en forçait aussi quelques unes ! L’atmosphère est calme et les buchers sont encore plus impressionnants de nuit. Des corps enveloppés d’un tissu doré et transportés par quatre hommes priants arrivent régulièrement, attendant qu’un bucher se libère.

Nous avons beaucoup de chance d’être venu en Inde à cette période de l’année, non seulement il fait moins chaud, cela nous le savions mais nous ne savions pas que les hindous se marient en décembre. Notre ami Pawan avait par exemple 3 mariages en une semaine ! Nous avons aperçu au bord du Gange des jeunes mariés liés par un foulard qui dansaient près du Gange puis qui prenaient un bateau pour aller de l’autre coté du fleuve. Ce sont des mariages décidés par les parents et la dot est encore de rigueur. Grâce à Pawan, nous avons pu participer à une des soirées d’un mariage hindou qui se déroule sur trois jours. Lors de cette soirée, Pauline avait été habillée à l’indienne : un beau sari orange, beaucoup de maquillage, des colliers… Les femmes mettent beaucoup de temps à se préparer ! Ensuite, nous avons assisté à une partie des réjouissances. Le marié arrive d’abord à cheval, souriant et se pavanant, entouré de ses amis puis c’est au tour de la mariée, cachée sous son voile, revêtue d’un sari rouge et doré magnifique et accompagnée de ses amies et de sa mère. La femme rejoint son mari sur une sorte de trône face à l’assemblée. Les mariés se lancent une couronne de fleur autour du cou. Pendant ce temps, les invités se rendent au buffet pour diner, il y a environ 300 à 500 personnes, c’est impressionnant… Quelle chance d’assister à ce mariage, même si nous avons été beaucoup observés avec curiosité, il est très rare de voir des touristes dans ce genre de fête !

En bref nous avons beaucoup aimé Varanasi et nous avons été très heureux de rencontrer Pawan… Nous sommes déjà à Agra, où nous avons admiré le Taj Mahal, départ pour Jaipur puis Pushkar demain matin aux aurores. Photos de l’Inde à venir dès que possible !

samedi 5 décembre 2009

Quelques portraits…

Si nous avons décidé de partir en tour du monde, c’est aussi pour faire de belles rencontres. Voici quelques portraits de personnes que nous avons rencontrées en voyage… Bien sûr, nous avons dû choisir parmi plusieurs rencontres et nous en oublions beaucoup mais on ne peut pas résumer six mois de voyage en quelques lignes ! Les portraits sont classés par pays, mais malheureusement nous n’avons pas toujours la photo correspondante !

Au Brésil, il était difficile de rencontrer des locaux : nous ne parlions pas brésilien. Mais lorsque nous sommes arrivés à un hôtel à Trindade, tout petit village près de Paraty, entre Rio et Sao Paulo, nous avons été impressionnés ! Un jeune anglais d’un peu plus de 25 ans nous reçoit, c’est lui le boss ici. Il est venu là en vacances, a été séduit par le paysage, par les gens et par l’endroit. Et il est revenu quelques années plus tard, avec une idée en tête. Il a monté son hôtel un peu dans le style auberge de jeunesse : quelques chambres, une cuisine, un salon où l’on est assis par terre sur des poufs, un frigo dans lequel on peut se servir une boisson en inscrivant son nom, quelques jeux de société et le tour est joué ! Il a appris le portugais et il est même en train de construire dans un autre bâtiment à côté d’autres chambres… C’est un jeune comme les autres, qui aime la bière et les soirées qui n’en finissent pas à refaire le monde, et pourtant il a tout quitté pour s’installer de l’autre côté de l’océan, et il est à la tête d’un hôtel qui marche plutôt bien !

Lors d’une ballade à cheval dans le nord de l’Argentine, nous avons atterri chez un étrange personnage, haut en couleur et qui n’avait pas la langue dans sa poche ! Enrique, jeune grand-père d’une soixantaine d’années, a installé ce centre d’équitation dans les environs de la ville de Salta après la mort de sa femme. Il a compris à ce moment là qu’il ne servait à rien de s’enfermer dans son chagrin et qu’on avait qu’une seule vie. Bon vivant, il aime surtout la viande, le vin rouge et les chevaux et il sait très bien partager ses passions ! La ballade à cheval aura duré une bonne partie de la matinée, mais je crois que c’est surtout le repas, cet assado si bien accompagné de vin rouge et de nos rires, qui restera dans nos mémoires, n’est-ce pas Astrid et Charlotte ? Son accueil chaleureux, ses conseils sur la vie, son humour et sa manière directe et amicale de nous parler nous a marqué. Le slogan inscrit sur sa carte : « Donde el tiempo se detiene » («la où le temps s’arrête") décrit bien l’atmosphère qui règne chez lui !

La Serena, station balnéaire chilienne au nord de Santiago. Une matinée fin juillet, un soleil brillant mais beaucoup de vent, nous sommes au bord de l’Océan ! Un groupe de touristes part voir la réserve naturelle de Humboldt, dans laquelle on peut admirer pingouins et dauphins en liberté, dans un petit bateau en moteur. En y regardant de plus près, il n’y a pas que des touristes ! Un petit vieux et sa fille d’une trentaine d’années sont venus ensemble du sud du Chili où ils habitent. Comme par hasard, il s’assied à côté de moi dans le bateau, et commence à me raconter sa vie. Nous parlons surtout du Chili, de l’histoire de son pays, des différents gouvernements, de la dictature. Mais il évoque aussi ses enfants et sa famille, son entreprise qui marche bien, et il me fait partager sa philosophie de la vie. La religion, le mariage, les relations parents-enfants, tout y passe ! C’est lui qui m’avait expliqué que Dieu, en créant le monde, avait attribué à chaque pays des richesses différentes, puis lorsqu’il avait terminé il avait jeté tout ce qu’il lui restait de l’autre côté des Andes. C’est pourquoi le Chili avait un peu de tout…


Traversons le Pacifique. Autre pays, autre culture, autre paysage ! A Mandalay, au nord du Myanmar, nous suivons les conseils d’une espagnole et demandons à notre hôtel un ancien moine appelé Thura qui à la suite des évènements de 2007 n’a plus le droit d’être moine. Il a fait pousser ses cheveux, a quitté la robe orange des moines bouddhistes et il essaye d’adopter une vie « normale ». Il est très nostalgique de ces années : il se réveille toujours à l’aube, et n’arrive pas encore à prendre un repas le soir (les moines ne mangent que deux fois par jour). Aujourd’hui, sa vie tourne autour d’une école et des enfants dont il s’occupe. Il leur donne des cours d’anglais (6 professeurs pour environ 200 enfants). Pendant son temps libre, Thura s’est improvisé guide pour touristes. Mais ce n’est pas un guide comme les autres. Avec lui, on ne donne pas un centime au gouvernement ! Au programme : transports locaux, trajet sur le toit des picks-up, visite dans les maisons pour discuter avec les gens et jeux avec les enfants d’un village pauvre auxquels on a offert crayons, cahiers et ballons. Bien sûr, pas la peine de payer ses services de guide, on donne ce que l’on veut et l’argent sert pour l’école. Cultivé et bavard, Thura adore parler de son pays et répondre à toutes nos questions. Il est intéressant d’échanger nos différents points de vue, par exemple sur la manière dont on traite les personnes âgées chez nous.


Durant notre trek sur le balcon des Annapurna au Népal, nous avons fait plus ample connaissance avec notre guide Mahendra qui apprend le français. Pauline lui traduira une petite partie du guide du routard qu’on lui a laissé pour qu’il puisse pratiquer et éventuellement faire des visites dans Katmandu et les environs. Agé de 28 ans, Mahendra vient d’un petit village dans la banlieue de Katmandou. Il a 4 frères et sœurs et deux rêves : escalader le Mont Everest et se marier avec une française (avis aux intéressées) ! Sa recette du bonheur : de la musique indienne, une femme japonaise, du vin français et un style de vie népalais ! Guide de montagne, il a également passé un brevet pour emmener des touristes escalader différents pics (entre 6 000 et 8 000 mètres). Toujours souriant et très curieux, Mahendra adore chanter, rire, discuter et apprendre le plus de choses possible sur tous les pays d’Europe. N’hésitez pas à le contacter si vous vous rendez au Népal !


En Inde, nous avons eu la chance de rencontrer, grâce à PAC, Pawan, un jeune indien de 22 ans qui tient une minuscule boutique d’objets religieux dans une petite ruelle de la ville de Varanasi. Avec les quelques roupies qu’il gagne dans sa boutique, il peut faire vivre sa famille : sa femme et son oncle. Pawan a perdu ses parents très jeune, c’est donc son oncle qui l’a élevé et maintenant que celui-ci est âgé, c’est au tour de Pawan de prendre soin de lui. Marié à 17 ans avec une jeune fille qu’il ne connaissait pas, il a quand même beaucoup d’affection pour sa femme, qui cuisine très bien ! Comme beaucoup d’indous, il est végétarien et n’oublie jamais de faire sa « puja » (prière) matin et soir ainsi qu’avant les repas. Pawan est très heureux de pouvoir vivre à Varanasi et souhaite y rester jusqu’à la fin de sa vie. En effet, la mort à Varanasi permet d’atteindre directement la moshka indoue et de sortir du cycle des réincarnations. Pawan parle couramment anglais et espagnol, et il sert même de guides à des groupes de touristes espagnols en juillet et en août…

Nous n’avons pas parlé des femmes dans cet article, nous en avons rencontré beaucoup, toutes plus admirables les unes que les autres, mais en réfléchissant nous n’avons pas pu discuter assez avec aucune d’entre elles, même si nous nous souviendrons longtemps des visages, des sourires, des paroles ou même parfois des larmes de certaines.

Première ville Calcutta !


Notre première ville indienne nous a permis de nous adapter progressivement à la découverte de l’Inde, ce pays tellement aux antipodes de tout ce que nous connaissons ! Notre hôtel est à côté de Sudder St (la rue des touristes !) ce qui permet d’être dans un cadre touristique certes mais relativement sûr. La journée commence par la messe à 6h (si on est motivés) ou le petit déjeuner à 7h avec les autres volontaires et le départ vers les centres. Pour rejoindre le centre de Mother House ( tombe de Mère Theresa), nous devons traverser Marquis St, une rue du quartier musulman à l’heure où le soleil se lève. Il faut donc zigzaguer entre les carcasses de vache suspendues, les indiens ayant dormi sur le trottoir qui font leur toilette, ceux qui lavent leurs taxis, les vendeurs de thé (« chai-wallaw »), il faut éviter les bouses de vaches et les ordures par terre, et supporter les odeurs et les regards insistants de tous les hommes ! Nous travaillons au centre Daya Dan pour nous occuper d’enfants handicapés physiquement et mentalement. Ils ont entre 1 et 16 ans environ, certains ne parlent pas, leurs handicaps sont très différents et plus ou moins lourds. Il faut donc chaque matin les habiller, changer les draps des lits, laver, essorer et suspendre sur le toit les draps et vêtements de la nuit et de la veille. Puis il y a des activités avec les enfants. En classe, ils apprennent les couleurs, les chiffres et les lettres en anglais, une autre salle est consacré aux exercices physiques : un album photo permet de montrer les gestes et les massages à faire à l’enfant. Dans la même salle, on regroupe tous les enfants pour une séance de méditation en musique et un réveil en chantant et en se saluant. Puis nous faisons une pause pour les volontaires composée de thé et de gâteaux secs. Ensuite c’est l’heure du déjeuner : on les apporte à la cuisine, la plupart dans des chaises spéciales et on les nourrit. Ce n’est pas toujours évident d’arriver à les faire manger, il faut beaucoup de patience ! Nous avons travaillé en tout quatre matinées à Daya Dan et deux après-midi : une à Daya Dan et une à Khaligat. Ce dernier centre est le tout premier créé par mère Theresa à son arrivée en Inde, c’est celui que l’on appelle le « mouroir ». Il est constitué de deux grandes pièces, une pour les hommes et une pour les femmes. Ils sont tous « ramassés » dans la rue et ils ont chacun un lit où ils sont soignés, nourris et où on leur fait des pansements, des massages etc. Il est difficile d’en parler alors que nous n’y avons passé que quelques heures mais c’était impressionnant et cela nous a beaucoup touchés. Si vous voulez en savoir plus, nous laissons parler ceux qui sont restés longtemps par exemple :
http://com-unique.net/calcutta%20site/volontaires_calcutta_recits.htm

Une autre expérience nous a fait découvrir un visage de l’Inde très différent. Grâce à Laure, une française venue faire de l’humanitaire en Inde, nous avons rencontré Victor et Elodie. Ce couple franco-indien a lancé en 2004 une ONG dont le but est d’offrir des micro-crédits aux indiens habitants dans les bidonvilles en banlieue de Calcutta. A Dhapa, un bidonville construit sur une ancienne décharge, ils ont petit à petit appris à travailler avec plusieurs familles en leur offrant des crédits à taux 0 pour acheter un rickshaw, ouvrir un petit commerce etc. Avec beaucoup de persévérance et de patience, ils ont réussi à surmonter de nombreux obstacles et aujourd’hui cette initiative fonctionne plutôt bien. Nous avons eu la chance de visiter en leur compagnie ce bidonville. Quel choc ! Certaines familles vivent en récupérant les déchets qu’ils vont chercher à la nouvelle décharge, ils les trient, les lavent, les sèchent et les revendent souvent au kg pour une poignée de roupies qui leur permet difficilement de survivre. D’autres font pousser des légumes dans un petit champ juste à côté pour compléter leurs revenus. Les « maisons » sont situées à côté d’un canal dans lequel sont déversés, entre autres, tous les égouts de la ville. Au milieu des odeurs repoussantes, de la poussière, de la saleté et des rats, des enfants jouent, d’autres se lavent, les hommes jouent aux cartes et parient le peu d’argent qu’ils ont, les femmes travaillent… Le bidonville ne sera pas éternel, la municipalité a vendu le terrain pour construire de beaux hôtels 5 étoiles proche de l’aéroport ainsi qu’une route au bord du canal, ce qui chassera tous les occupants du bidonville. L’ONG a proposé un projet de réhabilitation pour une trentaine de famille. Celui-ci consiste à construire une maison pour chaque famille sur un terrain à la campagne. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette aventure : http://www.swadhinyatra.zoomshare.com/

Bien sûr à Kolkata nous avons également visité le victoria mémorial et le New Market, nous avons acheté un salvar kamez (l’autre tenue des indiennes avec le Sari) pour Pauline, puis nous nous sommes promenés dans le Maidan, nous avons admiré le Howard Bridge et le marché aux fleurs ! Voila un petit résumé de cette première semaine en Inde, un premier aperçu de quelques facettes de ce pays si incroyable ! Mais on se rend compte que le décrire avec des mots est bien difficile, nous avons du mal à retranscrire ce que l’on vit…

mardi 1 décembre 2009

La grippe H1N1 avec ou contre nous ?



Dieu merci la grippe ne nous a pas encore attrapés ! Nous avions changé notre itinéraire dès le début à cause d’elle. Le Mexique étant à l’origine de la grippe, de nombreux pays refusaient les voyageurs venant du Mexique, nous avons donc préféré le remplacer par le Guatemala. Nous n’avons pas regretté ce choix : nous avons beaucoup aimé le Guatemala, mais nous espérons bien pouvoir aller au Mexique !
Avons-nous été perturbés par ce fléau et qu’a-t-il changé dans TDM ? La grippe nous a précédés dans la plupart des pays où nous sommes passés. Nous avons été souvent accueillis avec des masques et des caméras thermiques à la douane et nous avons dû remplir des formulaires peu utiles. Sinon, nous avons eu quelques monuments publics fermés comme à Buenos Aires. Pour l’instant nous n’avons donc pas eu de gros désagrément mais en il y a eu un sérieux risque de fermeture des frontières, ce qui nous aurait beaucoup handicapé étant donné que les vols étaient déjà réservés.
La période la plus propice pour attraper la grippe est l’hiver, et nous avons justement visité presque tous les pays en hiver. A part le Chili et le Népal en altitude, où il a fait vraiment froid, le reste était plus que supportable. Nous avons bien plus souffert de la chaleur que du froid !
Le vaccin est enfin arrivé, il n’est pas forcément conseillé de le prendre, mais espérons que cela calme un peu les esprits et que les pays se préparent contre une éventuelle pandémie qui immobiliserait beaucoup de salariés.
Il vaut mieux prévenir que guérir, alors « influenzinum pour tout le monde » comme disent si bien mes parents ;-)
Pour surveiller l’évolution, vous pouvez consulter le site de l’Organisation Mondiale de la Santé : www.who.int

samedi 28 novembre 2009

Amazing India!


Bon on vous rassure tout de suite, on a changé d'hôtel depuis la dernière fois! merci pour vos commentaires. On s'habitue doucement aux odeurs, au bruit, à la pollution, aux épices et aux regards des indiens! L'Inde met à rude épreuve tous nos cinq sens mais en tous cas c'est tellement dépaysant et différent que les surprises nous attendent à chaque coin de rue! Nous vous parlerons dans un prochain article de nos quelques jours de volontariat dans un centre pour enfants handicapés et de notre visite passionnante dans un bidonville grâce à une ONG. Départ pour Varanasi demain soir en train couchette, c'est parti pour les transports en Inde (on va bien attacher nos sacs avec une chaîne!). En tous cas pour l'instant pas de problèmes, tout se passe plutôt bien et on reste prudents. On est pas encore tombés malade!
Photos et autre articles en préparation!

mercredi 25 novembre 2009

Itinéraire - Inde

Arrivés dans la bouillonnante Kolkata (Calcutta), nous y restons une bonne semaine pour visiter un peu et se mettre dans la peau de volontaires qui aident les bonnes sœurs de Mère Térésa. C’est un bon premier contact avec l’Inde, un premier choc… Puis nous prenons un train de nuit pour aller découvrir Varanasi, une ville plus petite au bord du Gange avec de nombreuses crémations. Beaucoup d’indiens y viennent pour se purifier des péchés accumulés au cours des vies passées et pour y mourir car pousser son dernier soupir à Varanasi c’est en finir avec le cycle des réincarnations et atteindre la Moksha (le nirvana étant pour les Budhistes, merci PAC pour la correction, nous avions fait confiance au routard). Ensuite direction Agra, la ville du Taj Mahal ! Pour apprécier les merveilles du Rajasthan, il nous restera bien peu de temps, nous prévoyons d’aller à Pushkar et peut-être à Udaipur. Enfin nous rejoindrons Delhi pour visiter cette ville immense et chaotique avant de reprendre notre avion le 15 décembre au matin. C’est donc à Delhi que se terminera notre voyage en Inde, et notre tour du monde… Nous sommes plein d’émotions partagées à l’approche de cette fin.

Népal – l’art du trek (voir aussi la vidéo !)

Bienvenue au pays du trekkeur ! Nous nous étions renseignés sur la saison : les mois d’octobre et de novembre étaient les plus recommandés. Première étape : choisir l’agence. Parmi la dizaine d’agences conseillées par le routard, nous en avons sélectionnés plusieurs que nous sommes allés voir à Katmandu. Nous en avons choisi une qui nous a paru sympathique et professionnelle. Nous n’avons pas négocié les prix ayant lu que les salaires des porteurs pouvaient en pâtir. Pour le choix du trek, nous voulions quelque chose de facile, de beaux paysages, une altitude pas trop élevée et pas de route ! En effet, une route vient d’être construite le long d’un chemin de trek. Pour les marcheurs, c’est le comble de l’horreur : marcher le long d’une route casse le charme et le silence montagneux !

C’est donc parti pour le trek du balcon des Annapurna, 6 jours de marche dont voici le programme: Phedi-Deurali-Ghandruk-Tadapani-Ghorepani-Sudame-Nayapul. Après une nuit à Pokhara, petite ville très touristique d’où partent tous les treks, nous nous rendons en bus au pied des montagnes (à Phedi) et nous commençons l’ascension accompagnés de notre guide et de notre porteur. Rassurez-vous, nous avions laissé une bonne partie de nos affaires à l’hôtel pour qu’il ne porte pas trop ! Le soir au gite nous rencontrons des australiens ayant passé un mois à construire des maisons pour les pauvres dans le cadre d’une ONG. Le froid et la brume arrivent vite dès le coucher du soleil, les soirées sont donc courtes. Mais on a le temps de discuter, de jouer aux cartes, de boire un thé brûlant, de diner… Ensuite coucher très tôt (20h !). Nous marchons entre 5 et 6h par jour, avec une grande pause déjeuner qui permet de reprendre ses forces face aux paysages. Sur le chemin, on croise un monde fou : des porteurs de toute sorte dont certains se rendent au camp de base de l’Annapurna (d’où les touristes peuvent escalader des pics), des chèvres, des habitants de villages voisins, des ânes, de nombreux trekkeurs, des rhododendrons, des singes, des ponts originaux, des cascades, des oiseaux, bref les montagnes à cette altitude sont très peuplées !

Nous avons la chance de marcher en compagnie de Mahendra (guide) et de Mitra ( porteur). Tous deux très sympas et parlant bien anglais. Mahendra apprend d’ailleurs le français et il se débrouille très bien ! Nous en avons profité pour lui donner un coup de pouce… C’était une bonne manière d’en savoir plus sur les différentes coutumes du pays et sur la faune et la flore régionale.

Une de nos soirées restera mémorable : dans un tout petit village constitué de quelques maisons perdues à côté d’une rivière, nous dormons presque chez l’habitant. Pendant le diner une fille de la maison discute avec nous. Elle a 18 ans, ne va plus à l’école mais aide sa mère à recevoir les touristes. Elle nous montre son album photo, nous échangeons des bracelets et nous essayons tant bien que mal de communiquer ! La petite voisine, d’une dizaine d’années, vient d’une famille très pauvre et aide aussi en échange de quelques roupies qui vont permettre à sa famille de vivre un peu mieux…

Au retour du trek, nous passons deux jours à Pokhara pour se reposer, visiter les musées, faire du vélo, de la barque sur le grand lac et admirer les montagnes. Puis nous reprenons le bus pour Kathmandu, et nous allons voir une ONG défendant les droits des porteurs pendant les treks en altitude. Un documentaire saisissant nous montre les conditions déplorables dans lesquels ils vivent. Cette association leur permet d’emprunter des vêtements chauds laissés ou offerts par les touristes, ainsi que des livres et de journaux pour se cultiver.

lundi 23 novembre 2009

J- 22 : Welcome to India !




L’Inde était le pays que nous redoutions le plus, sans doute à cause des récits de certains voyageurs, ou bien à cause de la pauvreté, du bruit, de la pollution, ou encore à cause des avertissements des différents guides de voyage… On nous avait dit que les indiens pouvait être menteurs, voleurs, et que nous devions faire très attention à nos affaires en permanence. C’était donc le pays où il fallait à tout prix éviter de se promener de nuit (c'est-à-dire après 18h) dans les rues, qui plus est avec un gros sac à dos le jour de son arrivée ! Nous avions tout fait pour essayer de réserver une chambre à notre arrivée à Kolkata mais la malchance nous a poursuivi et quand on a débarqué dans l’hôtel où on voulait aller (et qu’on n’avait pas pu réserver) il était complet… Donc nous voilà avec nos gros sacs vers 20h30 dans les rues à chercher un hôtel pour notre première nuit ! On a fini par trouver une chambre, l’hôtel n’était pas notre préféré (voir photos) mais pour 350 roupies on s’en est contentés !

Nous avons passé deux journées à essayant d’apprivoiser ce pays si surprenant et si déstabilisant. Le trafic et le bruit sont hallucinants. Nous nous sommes promenés dans les rues de Kolkata pour observer la vie des indiens, nous avons visité le musée principal et le parc Maidan avec le fort William. En allant réserver nos billets de train pour la suite du voyage, nous avons compris que tout était compliqué dans ce pays ! Comme il n’y avait plus de places dans la catégorie qu’on voulait, on a dû décaler d’une journée : cela ne fait que commencer ! Nous pourrons donc rester un jour de plus à travailler avec les missionnaires de la charité de Mère Theresa. Voila, ce sera tout pour aujourd’hui, suite et photos au prochain numéro !

Le Népal – Katmandu et ses environs


Première constatation dès notre arrivée de l’avion le soir du 1er novembre : le climat est bien agréable par rapport aux précédents pays que nous avons visités. Il fait bon la journée, voir même chaud lorsque l’on est au soleil, avec souvent un peu d’air frais, et dès que le soleil tombe, vers 18h, la température baisse en même temps et il faut rajouter un ou deux pull. Cela fait vraiment du bien après la chaleur étouffante du Myanmar ou de la Thaïlande.

Deuxième constatation dès le lendemain : les montagnes sont omniprésentes dans ce pays ! On les voit de presque partout et la plupart des guest house ou restaurants ont un toit en haut de leur immeuble où il fait bon prendre le petit-déjeuner ou le déjeuner, observer les montagnes, lire un journal ou préparer sa prochaine destination. Les sommets de l’Himalaya semblent à leur tour observer tout ce qui se déroule en bas, depuis leur hauteur vertigineuse. Ils ont d’ailleurs attiré tous les montagnards du monde depuis les années 1950. Ceux-ci se sont succédé dans différentes expéditions pour tenter de les atteindre un à un (lire par exemple le récit de Maurice Herzog dans Annapurna Premier 8000).

La capitale du Népal, Katmandu est une ville fascinante, immense mais si bruyante et vivante qu’elle en est vite fatigante. En effet, le klaxon fait vraiment partie de la conduite des népalais. Les rues de la capitale sont très étroites, le trafic est donc tout le temps embouteillé et les motos ou taxi se font un malin plaisir de klaxonner à chaque seconde ! Pourtant, au milieu de cette agitation permanente, il y a des endroits magiques où règnent une sérénité et un calme impressionnants. Le stûpa de la place du nord de Durbar Square en est un exemple caractéristique. Il s’agit d’une minuscule place, juste assez grande pour le stûpa, ses drapeaux, ses yeux de bouddha et les enfants en uniforme scolaire qui jouent autour. Le refrain « Om Mani Padme Hum » qui résonne sur la place ajoute une note religieuse à l’ensemble. Ce « mantra » bouddhiste, par son rythme à la fois lent et entraînant, invite à la méditation et à la réflexion. Pas de meilleur remède contre le stress ! (extrait dans la vidéo)

Comme dans beaucoup de villes, il y a un quartier « pour touriste » à Kathmandu : il s’appelle Thamel. En quelques mots : bars, boutiques pour trek (nourriture, vêtements, agence), cyber café, restos, hôtels, boutiques souvenirs (thé, épices, couteau typique, encens, drapeaux bouddhistes) et quelques dealers qui s’approchent de vous en disant juste « hachich » ou « marijuana ». N’oublions pas que Durbar Square reste sans aucun doute le cœur de la vielle ville : c’est là que se côtoient toute la journée, parmi les temples : touristes, vaches en liberté (la vache est sacrée comme en Inde), vendeurs d’épices, de fruits, d’antiquités ou autre, sadhus vrais ou faux qui veulent se faire prendre en photo, pigeons, porteurs trimbalant des objets extraordinairement lourds et encombrants avec seulement un petit bandeau sur la tête. (On se dit qu’en France, les déménagements seraient mille fois moins chers avec une main-d’œuvre népalaise !)

Mais la vallée de Katmandu contient elle aussi de nombreux trésors : nous avons pu découvrir quelques villes fort agréables à taille humaine comme Patan, Kirtipur et Pashupatinath. Nous avons particulièrement apprécié Bakthapur et Bodnath. L’une pour sa place principale et ses petites ruelles pleines de charme et l’autre pour l’atmosphère qui règne autour du grand stupa où tournent les réfugiés tibétains. Nous avons d’ailleurs passé une nuit dans chacune de ces villes.

Il y a tout même une nuisance qui nous a marqué principalement à Katmandu ce sont les aboiements et les batailles de chiens qui en pleine nuit vous arrachent des bras d’Orphée. Les bouddhistes sont très tolérants envers tous les animaux car ils sont potentiellement une réincarnation.

Pour finir notre tour du monde, nous avions encore besoin d’un dernier visa, celui pour l’Inde. Nous nous sommes donc rendus à l’ambassade de l’Inde et comme pour donner un avant gout du pays, nous avons constaté qu’il était très compliqué d’obtenir un visa ! Disons qu’il faut être patient et motivé (se lever à 6h et attendre toute la matinée). On nous demande souvent si c’est le premier visa, car il semble que des hippies viennent vivre en Inde avec un visa de 5 ans, soi-disant pour travailler (plutôt pour fumer et contempler les montagnes !) Quand leur visa arrive à expiration, ils viennent au Népal pour refaire une demande de visa.
Photos et vidéos du Népal sont en ligne, allez y jeter un œil !

mercredi 18 novembre 2009

Itinéraire du Népal du 1er au 21 novembre



Arrivés à Kathmandu le 1er novembre au soir, nous profitons de la première semaine pour visiter la vallée et organiser notre trek. Nous avons pu admirer le quartier de Thamel, Dubar square, quelques musées, Swayambhunath ainsi que des villes alentour : Patan, Bodnath, Pashupatinath. Le 8 novembre, nous partons faire le trek du balcon des Annapurna en rejoignant Pokhara, la petite ville au pied des montagnes. Et c'est parti pour 6 jours de marche : Phedi-Deurali-Ghandruk-Tadapani-Ghorepani-Sudame-Nayapul. De retour à Pokhara le 14 novembre, nous profitons du lac, du calme et du repos après le trek (et nous fêtons les 28 ans de Pauline!). Nous voila de nouveau à Kathmandu pour terminer de voir la vallée : Kirtipur puis Bhaktapur. Le départ pour l'Inde est prévu le 21 novembre en début d'après-midi.

dimanche 15 novembre 2009

Différents regards sur le Myanmar…

Deux reporters qui reviennent d’un voyage au Myanmar répondent à nos questions :

Y-a-t-il beaucoup de touristes au Myanmar ?

L’ancienne Birmanie a ouvert ses portes au tourisme en 1996, il y a 13 ans… Cela explique beaucoup de choses ! Les touristes sont encore très peu nombreux, ce qui est une chance. Cela renforce d’ailleurs les liens et une certaine solidarité s’installe entre eux. Etonnés de nous voir, les locaux ont pris l’habitude de nous dire bonjour à chaque fois que l’on passe : « Mingalaba ! », et de nous fixer longuement du regard. Tous les enfants nous saluent aussi avec un grand sourire ! Par contre, le pays s’adapte peu à peu à recevoir les touristes : les infrastructures en très mauvais état se développent et s’améliorent tout doucement. Les hôtels sont souvent chers par rapport aux prestations proposées, et il n’y a pas encore beaucoup de choix, même si cela change assez rapidement. Concernant les contacts que nous avons pu établir avec les locaux, c’est un des rares pays où l’on a eu l’impression de véritablement rencontrer les gens. Ils sont en général assez accueillants et souriants, même s’ils ont déjà très bien compris comment arnaquer les touristes ! Nous avons eu la chance, grâce à Thura, de vivre de belles expériences dans les villages, de pouvoir rentrer dans les maisons, discuter avec les birmans, s’amuser avec leurs enfants et les observer vivre. En outre, les moines sont tous très ouverts et très bavards, il est donc très facile de faire leur connaissance.

A propos de moines, quelle est la place de la religion au Myanmar ?

Le bouddhisme est omniprésent, tant par le nombre de moines que par le nombre de stupas. Chaque matin, les moines sortent de leur monastère faire une ronde pour récolter les offrandes, en général du riz, que les habitants donnent généreusement : c’est pour eux un geste sacré. On ne compte plus le nombre de stupas contenant des statues de Buddha dans différentes positions (allongé, debout, assis …). Chaque village a plusieurs temples dans lesquels les locaux viennent se recueillir une fois par jour. Sur certaines statures de Buddha, les hommes peuvent apposer une feuille d’or, ce qui déforme légèrement la statue (cf photo). Le Bouddhisme rythme la vie des birmans par des cérémonies à chaque moment important. Dès leur plus jeune âge les garçons peuvent choisir d’aller au monastère ou à l’école. Les monastères procurent aux jeunes moines une bonne éducation, un logement et de la nourriture ce qui est une bénédiction et une aubaine pour les familles pauvres. Nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs moines qui nous ont parlé très librement de leur religion et également du régime en place.

Qu’avez-vous ressenti justement de la dictature dans ce pays ? Le gouvernement est-il très présent ?

En tant que touriste, le régime politique n’est pas très visible, mais on peut le sentir à plusieurs niveaux. Nous sommes reporters donc il fallait une extrême prudence dans tous nos rapports avec les birmans : les espions sont partout! Nous avons pu voir aussi les panneaux de propagande gouvernementale sur les « désirs du peuple » qui sont en fait ceux du gouvernement. D’autre part, il y a des militaires un peu partout qui se croient tout permis, ne payent pas les transports et utilisent la population en leur faisant faire des travaux forcés. En outre, la Chine est un des seuls pays à soutenir la dictature militaire au Myanmar, de nombreux chinois se sont implantés et ont développé différents commerces et réseaux afin de s’enrichir au détriment des locaux. Les gens parlent assez facilement de la situation politique et sont très débrouillards. Par exemple, ils ont mis au point toutes sortes de techniques pour que l’argent des touristes n’aille pas au gouvernement. Par exemple, dans de nombreuses pagodes un militaire est posté à l’entrée principale mais il suffit parfois de pénétrer dans le temple par une autre entrée pour éviter de payer un droit d’entrée exorbitant. Les checks points sont des postes de contrôle pour les camions et les bus, qui doivent payer une sorte de péage à chaque passage. L’argent va sans doute directement dans la poche du gouvernement. Si cette somme n’est pas payée, l’agent peut facilement imposer une forte amende au chauffeur. En conclusion, on se rend compte que la vie n’est vraiment pas facile tous les jours pour eux, même si apparemment le régime s’est un peu assoupli ces derniers temps. Mais cela ne les empêche pas de garder le sourire et leur enthousiasme.

Comment vous êtes-vous déplacés dans le pays, que pouvez-vous dire des transports ?

Les transports sont catastrophiques ! Le seul moyen de transport fiable et sûr est l’avion, mais il est un peu cher. Nous n’avons pas pris de train mais que des bus, souvent de nuit. Les routes étant dans un état lamentable, il faut être bien assis et avoir l’estomac bien accroché. Quand on a la chance d’avoir de la clim, ce qui est le cas une fois sur deux, on est heureux ! Un siège qui s’incline est souvent un luxe, par contre la télé à un volume démentiel est classique, et ils ne l’éteignent que tard dans la nuit. Au Myanmar, on sait quand on part (souvent avec 1 ou 2h de retard) mais on ne sait jamais quand on arrive ! De temps en temps, un bus est à l’heure, mais cela reste rare… En gros, on peut dire que c’est un pays qui mettra à rude épreuve tous vos sens (nous n’avons pas encore été en Inde bien sûr !). Mais sans doute le pire est l’ouïe : les klaxons permanents, les cris des vendeurs ambulants, les cris des mini-bus pour indiquer la direction qu’ils prennent, les moteurs pétaradants, les aboiements, les pièces de monnaie dans les bols d’aumône pour les moines, bref le niveau sonore est difficile à supporter ! Il est impressionnant aussi de voir la surcharge incroyable des « pick-ups ». Qu’est-ce qu’un pick-up ? Il s’agit d’une sorte de petit camion avec un toit, une planche de bois pour s’assoir et une planche de bois dans le dos. Il y a souvent un banc au milieu pour les passagers qui se rajoutent, ainsi que beaucoup de place sur le toit pour les personnes, les bagages, les poules, les fruits ou légumes ou d’autres marchandises. Le pick up s’arrête toutes les cinq à dix minutes environ pour toutes sortes de raison et il roule bien sur à une vitesse beaucoup trop grande par rapport à l’état des routes. Il double sans aucun scrupule et n’hésite pas à rajouter encore des passagers quand il n’y a déjà plus de place depuis longtemps !

Quelle monnaie utilise-t-on dans ce pays ?

La monnaie locale est le « Chyat », mais le dollar est bien sûr de rigueur pour les touristes. Par contre il n’y a aucun distributeur, il est donc obligatoire de venir au Myanmar avec des dollars, et exactement la somme dont vous aurez besoin pour votre séjour. Mais attention, pas n’importe quel dollars ! Votre billet vous paraissait correct ? Détrompez-vous ! La moindre petite égratignure, déchirure, minuscule tâche d’encre sera tout de suite remarquée par l’agent du gouvernement qui passe au peigne fin tous vos billets. Et bien sûr, il se fera un malin plaisir de vous les refuser avec un grand sourire. Nous avons même failli rater le bateau entre Mandalay et Bagan mais heureusement un gentil touriste nous a sauvés en acceptant d’échanger des dollars…

Enfin, quelles sont les coutumes et les habitudes qui vous ont le plus marqués ?

Plusieurs petites choses nous ont marqués. Une habitude qui n’est vraiment pas agréable est de mâchouiller de la chique appelée Béthel et de cracher cette substance rouge un peu partout (cf photo). Sinon, les birmans hommes et femmes portent quotidiennement un long tissu qui ressemble à une jupe longue appelée : longyi. Ils n’ont pas besoin de crème solaire, ils mettent sur le visage du tanaka, fabriqué à base d’écorce et d’eau. Enfin, tous les soirs à partir de 18h il n’y a plus d’électricité, certains établissements surtout ceux pour les touristes ont un générateur pour assurer le service. Il n’y donc pas d’éclairage public la nuit, ce qui est assez étonnant quand même ! En fait, pour conclure, on peut dire qu’au Myanmar, le dépaysement et l’aventure sont garantis, et les surprises aussi ! Donc si vous aimez les imprévus, les beaux paysages et les rencontres, n’hésitez plus, cette destination est pour vous !

samedi 14 novembre 2009

Message du toit du monde... (plus qu'un mois!)

Namaste!
Nous venons de finir notre trek aux abords du sommet du monde ...
6 jours de marche accompagnés d'un guide et d'un porteur, au milieu d'un paysage magnifique, sans voiture et sans pollution, ca fait du bien! Nous avons fait une pointe à 3200 m, vu quelques animaux, pris de belles photos et nous avons bien fait chauffer nos muscles!!
Nous allons maintenant visiter Phokara et ses environs puis retour sur Kathmandu pour un départ pour l'Inde le 21 novembre.
On vous prépare un article sur la Birmanie, et puis sur le Népal mais les connexions internet sont très lentes ici, il faut être patient!!
@ bientôt pour la suite des aventures!

dimanche 1 novembre 2009

Itinéraire Myanmar du 14 au 31 octobre


Après une journée rapide à Yangon, nous partons le lendemain avec des espagnols pour Bago afin de faire une excursion au Golden Rock, un des 3 lieux incontournables du Bouddhisme au Myanmar (avec la pagode Shwedagon à Yangoon et celle de Mahamuni à Mandalay). Puis nous visitons Bago et ses nombreux Buddha et nous partons en bus de nuit pour le lac Inle. Ici les bus ne sont pas très fiables, nous avons une panne à 4h du matin et nous finissons par payer un pick-up pour nous conduire au bord du lac.
Arrivés au lac, nous sommes plus au calme et il fait un peu moins chaud grâce à l’altitude. Nous passons une journée sur le lac pour découvrir un marché, des plants de tomates flottants, des pagodes, un monastère et de nombreux artisans en plein travail (fabrication de : soie, couteau, cigare, bijou en argent). Une balade en vélo nous permettra de voir le lac de haut et de visiter ses contours : villages, hot Springs, monastère… Le petit village où nous logeons près du lac est reposant et nous en profitons pour aller voir un spectacle de marionnette, une des spécialités du Myanmar.
Quelques jours plus tard, départ en bus de nuit pour Mandalay où nous resterons 4 jours. Nous avons la chance de rencontrer Thura, ancien moine qui à la suite des évènements de 2007 ne peut plus être moine. Ce dernier nous a fait découvrir Mandalay sous un autre angle : transport local, visite des villages et surtout rencontre des birmans. Grâce à lui, nous pouvons discuter avec les gens, rentrer dans leurs maisons, jouer avec leurs enfants et surtout ne pas payer les entrées aux monuments : ces dollars vont directement au gouvernement donc autant éviter ! Sagaing, Ava, Amarapura, Monywa sont autant de cités anciennes dans les environs de Mandalay que nous avons pu admirer en sa compagnie.
Nous finissons par Bagan que nous atteignons par une journée de bateau sur le fleuve Irawady. Cette ville abrite de nombreux temples très anciens aux belles peintures (11ème au 13ème siècle) que nous pouvons observer en calèche puis à vélo, au milieu de la campagne environnante. Nous allons également voir un 2ème spectacle de marionnette et admirer la vue du Mont Popa, une petite colline en haut de laquelle a été érigée une pagode de plus !
Enfin, retour à Yangon par un autre bus de nuit et cette fois voyage sans encombre et arrivée à l’heure (4h du matin). Une dernière journée dans cette ville afin d’aller voir la pagode Shwedagon, et nous voila repartis pour Bangkok où nous passons une nuit avant de rejoindre Katmandou au Népal.

samedi 31 octobre 2009

La Thaïlande, pays de rêve pour le touriste ?

De retour à Bangkok, après nos 15 jours au Myanmar, nous donnons enfin de nos nouvelles. Nous avons survécu à l'aventure Birmane (explications au prochain numéro). Nous repartons faire un trek au Népal. Voici avec un peu de retard nos impressions sur la Thailande.

La plupart des avions pour l’Asie passent par Bangkok (ou en tout cas sachez-le c’est souvent moins cher) de même pour le touriste c’est aussi le passage obligé …

Après avoir visité Bali, les plages semblent plus belles et les temples aussi, mais voilà la Thaïlande est devenue bien touristique. L’avantage, c’est que les infrastructures sont assez développées pour un pays d’Asie du Sud-est et on peut trouver de tout partout, dans tous les domaines ! En effet, la Thaïlande propose une offre très diversifiée : entre ses îles, ses rochers, ses ponts, ses plages, ses temples, et les multiples activités sportives, il y a de quoi faire ! Les hôtels, restaurants et transports sont d’un rapport qualité prix assez correct, surtout dans les endroits « classiques » du pays : les plages du sud et les villes de Chiang Mai et Chiang Rai avec le triangle d’or. Peut-on dire que la Thaïlande est devenue trop touristique ? Comme dans beaucoup de pays voisins, les vols et arnaques y sont très fréquents. Les touristes affluent tellement à certains endroits que les prix flambent et que les locaux en viennent parfois à détester ces envahisseurs ! Vous l’aurez compris, nous n’avons pas encore trouvé le paradis sur terre ;-)

En tous cas, on peut dire qu’il est relativement facile de voyager en Thaïlande, il existe des agences de voyage à des prix intéressants et il est assez facile se débrouiller tout seul… Les transports : vols, trains ou bus sont plutôt bien organisés, propres et plus ou moins à l’heure !

A Bangkok par contre, la circulation laisse à désirer ! Les embouteillages paralysent la ville du matin au soir, la conduite des thaïlandais est assez démente et si vous y ajoutez la pollution, le monde, le bruit et surtout la chaleur torride, cela fait un cocktail explosif caractéristique de beaucoup de capitales malheureusement. Heureusement, le bateau permet de se déplacer rapidement à moindre frais tout en profitant du paysage. Cependant, la capitale recèle des merveilles d’architecture et des temples magnifiques ; il règne dans cette ville une atmosphère indescriptible de frénésie et de sérénité avec les nombreux moines que l’on voit se promener partout. Mélange étrange de méditation et d’agitation, de tradition et de modernité.

Nous nous sommes bien reposés dans le sud du pays sur des îles superbes où il fait bon lézarder au soleil. Entre le scooter, le jet-ski et la fullmoon party (voir vidéo), pas le temps de s’ennuyer ! Ensuite nous avons beaucoup aimé le nord de la Thaïlande, plus authentique que le sud. Nous avons fait un trek de 2 jours avec au programme : visite de villages traditionnels, bamboo-rafting, ballade à dos d’éléphant, baignade dans une cascade, marche et nuit dans un parc national. Le triangle d’or, situé entre le Laos, le Myanmar et la Thaïlande, sur le fleuve du Mékong, est un petit bout de terre intéressant où l’on cultivait autrefois de l’opium vendu dans toute l’Asie et particulièrement en Chine.

En conclusion, la Thaïlande occupe une place intéressante parmi les pays d’Asie du Sud-est. C’est un des pays les plus développés et les plus modernes. Dans le domaine de la technologie et des hôpitaux, il est sans aucun doute en tête. C’est un des seuls pays à n’avoir jamais été colonisé auparavant, et un de ceux qui attire le plus de touristes.

mardi 13 octobre 2009

A vous de jouer !

Fini la Thailande, nous partons demain matin pour la Birmanie (Myanmar), mais nous n'aurons pas accès à notre blog (la censure dans ce pays est très forte, étant donné que c'est une dictature militaire). Nous avons mis déjà la vidéo et les photos de Thailande et voici en plus un petit jeu sur notre mascotte pour vous occuper pendant les 15 jours à venir!

Le principe est simple : il faut mettre en commentaire des photos le pays correspondant.

Voici les pays : Argentine, Bresil, Cambodge, Chili, Guatemala, Hong Kong, Indonésie, NewYork, Shangai et Thailande.

Inde - Partie 1 (Kolkata, Varanasi)

Inde - Partie 2 (Agra, Jaipur, Pushkar, Ajmer, Delhi)

Népal (Kathmandu et sa vallée, Pokhara et trek)

Myanmar (Yangon, Bago, Lac Inle, Bagan)

Thailande (Bangkok, Phuket, Koh Samui, Koh Pangan, Chiang Mai, Chiang Rai)

Cambodge (Siem Reap, Angkor, Chong Kneas, Kompong Phluk)

Indonésie - (Bali, Lombok, Gili)

Chine (Shangai)

Chine (Hong Kong)

Nouvelle-Zélande (Tauranga, Napier, Taupo, Waitomo, Auckland)

Chili (San Pedro, La Serena, Ile de Paques, Valparaiso, Santiago)

Argentine (Iguazu, Buenos Aires, Salta, Mendoza)

Brésil (Rio de Janeiro, Paraty, Sao Paulo, Iguazu)

Guatemala (Guatemala, Antigua, San Pedro, Semuc Champey, Tikal)

Quelques jours à New York

Rangements et Jour J

Jeux mascotte